- Sept mois après le début des hostilités, Donald Trump exige un arrêt définitif du programme nucléaire iranien sous peine de destruction totale.
- Le blocage du détroit d’Ormuz a réduit le trafic à deux navires quotidiens, maintenant le prix du baril de pétrole à 100 dollars.
- Emmanuel Macron a critiqué l’usage unilatéral de la puissance et annoncé une coalition multinationale pour restaurer la liberté de navigation.
L’ultimatum de Donald Trump devant l’Assemblée générale de l’ONU

Le président américain a marqué l’ouverture de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies par un discours d’une rare fermeté. Sept mois après avoir engagé les forces américaines dans un conflit ouvert contre Téhéran, Donald Trump a placé la République islamique devant une alternative radicale entre une renaissance nationale et une éradication totale. S’exprimant depuis la tribune de New York ce mardi 22 septembre 2026, il a affirmé qu’un accord permettrait à l’Iran de redevenir un pays prospère, tandis que le refus de négocier conduirait à son anéantissement rapide. Cette prise de parole intervient dans un climat de tension extrême, alors que l’administration américaine cherche à transformer ses avancées militaires en un avantage diplomatique définitif pour stabiliser une région dévastée par les combats déclenchés fin février dernier.
Un conflit armé aux conséquences économiques mondiales majeures
Sur le plan militaire, le chef d’État américain a dressé un bilan sans appel de l’intervention armée menée avec le soutien d’Israël. Selon lui, les capacités de production de missiles, de drones, ainsi que les infrastructures nucléaires et les défenses antiaériennes iraniennes sont désormais hors d’usage, laissant le régime de Téhéran dans une position de faiblesse désespérée. Cependant, cette supériorité technologique ne suffit pas encore à sécuriser le détroit d’Ormuz, point névralgique du commerce énergétique mondial. Le trafic maritime s’y est effondré, passant de 125 navires quotidiens avant la guerre à seulement deux cargos enregistrés lundi dernier. Cette paralysie maintient les cours du brut au voisinage des 100 dollars le baril, pesant lourdement sur l’économie globale. En réponse, Téhéran a fait savoir par un haut responsable qu’une levée du blocus américain permettrait une réouverture du détroit sous sept jours, confirmant que le régime cherche une issue à l’asphyxie économique actuelle.
La réponse d’Emmanuel Macron et la recherche d’une issue diplomatique
Prenant la parole quelques heures après son homologue américain, le président français Emmanuel Macron a exprimé une vision divergente, privilégiant le cadre du droit international face à ce qu’il a qualifié de retour à la loi de la jungle. Bien que la France demeure l’alliée de Washington, Paris refuse de s’aligner sur la stratégie de force pure et propose la mise en place d’une force navale indépendante et multinationale pour garantir la sécurité des échanges dans le Golfe. De son côté, l’émir du Qatar, cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, a souligné l’urgence d’une architecture de sécurité régionale pour éviter que le conflit ne s’étende aux pays voisins. Le rétablissement de la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz est devenu le pivot central des négociations pour éviter une crise humanitaire et énergétique mondiale. La pression américaine vise désormais à obtenir un isolement économique complet de l’Iran jusqu’à l’abandon définitif de ses ambitions atomiques et de son soutien aux réseaux terroristes régionaux.