- Le Premier ministre canadien Marc Carney a multiplié les rencontres officielles à Bruxelles et avec Emmanuel Macron pour sceller une alliance politique face à l’unilatéralisme de Donald Trump.
- Washington a récemment intégré le Canada, le Groenland et des territoires français d’outre-mer à une carte des zones placées sous son contrôle direct.
- Face à une administration américaine multipliant les taxes punitives, Ottawa annonce une politique de réciprocité commerciale stricte, allant jusqu’à taxer les produits américains à hauteur de 50 %.
Une séquence diplomatique inédite

Le 16 septembre, le Premier ministre canadien Marc Carney a marqué les esprits en assistant au discours sur l’état de l’Union devant le Parlement européen. Ce déplacement, suivi d’une rencontre avec Emmanuel Macron à Saint-Pierre-et-Miquelon, illustre une volonté commune de bâtir un front uni. Cette intensification des liens transatlantiques constitue une réponse directe à la politique d’annexion territoriale affichée par la Maison-Blanche.
Le poids de la pression américaine
L’attitude de Donald Trump, qui perçoit les alliances comme des entraves à la souveraineté américaine, fragilise durablement les relations historiques au sein de l’Alliance atlantique. Le président américain a franchi un cap en publiant une carte incluant le Groenland et plusieurs territoires français sous domination des États-Unis. Si Copenhague conserve officiellement sa souveraineté sur le Groenland, cette affirmation de force illustre la dérive prédatrice de Washington. L’alignement du Canada sur les intérêts européens traduit une prise de conscience brutale des risques liés à l’impérialisme américain.
Vers une souveraineté commerciale renforcée
Le Canada, dont 70 % des exportations dépendent encore du marché américain, tente de diversifier ses partenaires pour échapper à cette dépendance toxique. Contrairement aux Européens qui ont jusqu’ici accepté des accords commerciaux inégaux, Marc Carney a imposé une riposte ferme en répondant aux taxes douanières par une stricte réciprocité. Cette stratégie des puissances moyennes, prônée lors du sommet de Davos, vise à créer un bloc capable de résister aux pressions tant américaines que chinoises ou russes. Le Canada s’affirme désormais comme un acteur souverain résolu à ne plus subir l’arbitraire de Washington.