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- Le réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire de Golfech a été reconnecté au réseau électrique le dimanche 4 octobre à 1 h 04 du matin.
- Ce redémarrage fait suite à un arrêt de maintenance programmé de près de cinq mois qui a mobilisé plus de 1 800 intervenants.
- Les équipes d’EDF ont réalisé plus de 14 000 opérations de contrôle technique et intégré 48 modifications de sûreté.
- La centrale de Golfech tourne désormais à pleine capacité avec ses deux unités de production opérationnelles.
Le retour à la normale pour un pilier de notre indépendance énergétique

Le dimanche 4 octobre, à très exactement 1 h 04 du matin, l’électricien national EDF a procédé à la reconnexion réussie du réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire de Golfech au réseau électrique français. Cette étape majeure marque la fin d’une période d’arrêt programmée entamée le 9 mai dernier, essentielle pour garantir la pérennité de notre production d’électricité décarbonée et souveraine. Dans un contexte où l’indépendance stratégique de la France dépend directement de sa capacité à produire une énergie stable et compétitive sur son propre sol, le retour en service de cette unité de production revêt une importance politique et économique cruciale pour le pays. La relance de ce réacteur de Golfech s’inscrit pleinement dans la défense de notre souveraineté énergétique nationale face aux incertitudes du marché européen. Avec ses deux unités désormais opérationnelles, la centrale du Tarn-et-Garonne retrouve sa pleine puissance de feu industrielle, prête à alimenter les foyers et les entreprises de l’Hexagone sans dépendre des importations d’électricité parfois fluctuantes de nos voisins.
Une mobilisation humaine et technique d’une ampleur exceptionnelle
Pour mener à bien ce chantier d’envergure, l’exploitant national a déployé des moyens humains et logistiques considérables, illustrant le savoir-faire unique de la filière nucléaire française. Au total, plus de 1 800 salariés d’EDF et de nombreuses entreprises partenaires hautement qualifiées se sont relayés sur le site pendant près de cinq mois. Ce personnel dévoué a réalisé un programme colossal comprenant plus de 14 000 activités de maintenance et de contrôle technique méticuleux. Parmi les opérations majeures menées à bien figurent la visite complète du circuit secondaire principal, validée par une épreuve hydraulique rigoureuse, ainsi que l’inspection approfondie du corps basse pression de la turbine, une pièce maîtresse dans le processus de transformation de la vapeur en électricité. En outre, le rechargement d’un tiers du combustible nucléaire a été effectué pour assurer les prochains cycles de production. Ce déploiement massif de compétences tricolores démontre la vitalité d’un outil industriel national que nous devons impérativement préserver et développer. Les équipes ont également profité de cet arrêt pour intégrer 48 modifications techniques spécifiques, conçues pour renforcer de manière significative la robustesse globale des installations face aux exigences de sécurité les plus strictes.
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La rigueur de la sûreté nucléaire française à l’épreuve des faits
Le processus de redémarrage d’une telle infrastructure ne tolère aucune approximation, et les protocoles de sécurité rigoureux mis en place par EDF en ont apporté une nouvelle preuve. Une première tentative de connexion avait en effet été initiée le vendredi 2 octobre aux alentours de 0 h 30. Cependant, moins de trois heures plus tard, vers 3 h 30, les systèmes automatiques de protection de la turbine se sont déclenchés, entraînant une déconnexion immédiate et préventive du réacteur. Loin d’être un échec, cet événement démontre l’efficacité absolue des mécanismes de sauvegarde technologiques installés sur nos centrales. La gestion rigoureuse de cet incident technique passager illustre le très haut niveau de sûreté qui caractérise l’industrie nucléaire de notre pays. Les ingénieurs et techniciens d’EDF ont immédiatement procédé aux vérifications nécessaires et aux diagnostics d’usage. Une fois toutes les garanties de sécurité validées en toute sûreté, la procédure de reconnexion a pu reprendre pour aboutir au succès du dimanche 4 octobre. Cette transparence et cette maîtrise technique rassurent quant à la fiabilité de notre parc, loin des postures alarmistes de certains mouvements idéologiques hostiles à l’atome.
Sécuriser l’approvisionnement électrique national avant les rigueurs de l’hiver
La remise en service complète de la centrale de Golfech, qui compte deux unités de production d’une puissance totale de 2 600 mégawatts, intervient à un moment charnière de l’année. À l’approche de la saison hivernale, la demande nationale en électricité s’apprête à augmenter fortement sous l’effet de la baisse des températures. Dans cette perspective, la disponibilité maximale du parc nucléaire français est la clé de voûte de notre sécurité d’approvisionnement. Disposer d’une production nationale stable et pilotable permet d’éviter le recours à des centrales thermiques polluantes ou l’achat d’électricité produite à partir de charbon ou de gaz chez nos voisins européens. Le bon fonctionnement de nos réacteurs nucléaires reste l’unique garantie d’une électricité bon marché pour les ménages et compétitive pour nos industries. Alors que la relocalisation industrielle et la défense du pouvoir d’achat sont au cœur des préoccupations des Français, la maîtrise publique de notre production énergétique s’affirme plus que jamais comme un choix de bon sens, garant d’une véritable prospérité nationale dégagée des contraintes extérieures.