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- L’ancienne élue communiste Nicolle Léonet est décédée à l’âge de 87 ans le lundi 26 octobre 2026.
- Figure locale de Romainville, elle a exercé les fonctions de première adjointe au maire durant plus de vingt ans.
- Fille du résistant André Léonet, elle s’était particulièrement investie dans la gestion de l’enseignement et du logement social.
Disparition d’une figure historique de la municipalité
La ville de Romainville, bastion historique de la Seine-Saint-Denis, est en deuil après l’annonce du décès de Nicolle Léonet, survenu le lundi 26 octobre 2026. À 87 ans, celle qui fut l’un des piliers de la gestion municipale communiste s’est éteinte, laissant derrière elle un héritage politique marqué par un engagement total au sein de sa commune de naissance. Élue pour la première fois en 1971, elle a gravi tous les échelons de la hiérarchie locale jusqu’à devenir une figure incontournable de la vie publique sous plusieurs mandatures successives. La municipalité a salué la mémoire d’une femme dont l’existence fut indissociable des luttes sociales et de l’histoire populaire de cette banlieue rouge historique. Son décès marque la fin d’une époque pour cette génération de cadres locaux formés à l’école du Parti communiste français (PCF), pour qui l’action municipale constituait le pivot de la transformation sociale et de la solidarité communautaire.
Un héritage familial ancré dans le militantisme local
Nicolle Léonet n’était pas seulement une élue de terrain · elle était l’héritière d’une lignée militante profondément enracinée dans le territoire séquano-dionysien. Fille d’André Léonet, figure de la Résistance et adjoint au logement entre 1958 et 1971, elle a grandi dans le quartier des Bas-Pays, imprégnée par la mémoire ouvrière et les récits de la Libération de 1944. Son parcours militant a débuté précocement au sein de l’Union des jeunes filles de France, avant de s’étendre aux grandes causes internationales portées par la gauche de la seconde moitié du XXe siècle. De l’indépendance de l’Algérie aux mobilisations contre la guerre du Vietnam, son activisme reflétait l’internationalisme caractéristique du mouvement communiste de l’époque. Nommée cinquième adjointe en 1977, elle devint première adjointe en 1980, poste qu’elle occupa durant vingt-et-un ans sous les maires Robert Clément puis Corinne Valls. Cette longévité exceptionnelle au sommet de l’exécutif local témoigne de la stabilité des structures politiques communistes dans ces territoires, où la transmission familiale et idéologique assurait la continuité de l’administration municipale.
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Trente ans d’action au service de l’école publique
Le bilan de Nicolle Léonet se concentre principalement sur le domaine de l’éducation, une délégation qu’elle a conservée avec une constance rare pendant plus de deux décennies. Sous son impulsion, le paysage scolaire de Romainville s’est transformé avec la sortie de terre des écoles maternelles Jeanne-Gallèpe et Charlie-Chaplin. Elle a instauré une vision de l’école publique centrée sur l’encadrement collectif et l’accès aux activités extra-scolaires, tout en veillant au maintien d’une restauration municipale de qualité. Au-delà des infrastructures, elle a œuvré pour que les établissements soient des lieux de cohésion sociale, impliquant étroitement parents et enseignants dans les processus de décision du quotidien. Son action s’est également étendue au logement social en tant que présidente de Romainville Habitat entre 1998 et 2001, affirmant ainsi son emprise sur les leviers essentiels de la politique locale. En léguant les archives de sa famille au département en 2004, elle a veillé à ce que la trace de cet engagement ouvrier et résistant survive à sa disparition, rappelant aux nouvelles générations les fondements de l’identité politique de leur commune.