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- Xavier Destribats a été officialisé comme directeur général de l’Hôtel du Palais à Biarritz après une saison estivale probante.
- Malgré la perte récente du label accordé par Atout France, l’établissement enregistre des taux d’occupation remarquables de 80 % en juillet et 90 % en août.
- Le nouveau dirigeant place la modernisation des salles de bains et la restructuration des équipes de restauration au cœur de ses priorités aux côtés du chef Christophe Scheller.
- Propriété de la Socomix (société d’économie mixte communale) et exploité par le groupe Hyatt, l’hôtel réaffirme son ancrage auprès des résidents locaux.
Une nomination officielle après un essai estival transformé
Arrivé en mai dernier au bord de la Grande Plage de Biarritz, Xavier Destribats a vu sa nomination officialisée à la direction générale de l’Hôtel du Palais. Cette confirmation intervient au terme d’une période d’essai grandeur nature menée durant toute la saison estivale. Sollicité par le groupe américain Hyatt après le départ de Vincent Poulingue, qui avait présidé aux destinées de la grande maison pendant trois années, le dirigeant sortait d’un engagement au sein de la chaîne hôtelière suisse Kempinski. Fort d’un parcours international d’excellence ayant débuté dans des capitales majeures telles que Tokyo, Mexico et Paris, le nouveau patron retrouve ainsi le groupe Hyatt mais aussi le Pays basque, berceau d’une partie de ses racines familiales. Une prise de fonction aux allures de clin d’œil personnel, quatre décennies après que le jeune homme d’alors avait confié à sa future épouse son ambition d’en diriger un jour les destinées.
L’exigence de l’excellence face aux labels administratifs
Privé de la distinction « palace » décernée par Atout France depuis le mois de juin, le joyau architectural biarrot refuse de céder au découragement. L’agence de développement touristique de l’État a en effet retiré son label, malgré un plan de rénovation colossal de plus de 80 millions d’euros injectés ces dernières années dans le bâtiment. Face à cette décision administrative, la direction affiche une sérénité assumée en rappelant que la nature profonde de l’établissement réside dans son histoire d’ancien palais impérial bâtit pour l’impératrice Eugénie, bien au-delà des grilles d’évaluation officielles. Cette philosophie n’exclut pas une rigueur opérationnelle accrue et une volonté permanente de faire monter en gamme le niveau de prestation offert aux hôtes, tout en conservant l’âme emblématique d’un pan entier du patrimoine national français.
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Une haute saison portée par d’excellentes performances financières
L’établissement emblématique contrôlé par la ville de Biarritz a enregistré des résultats commerciaux particulièrement solides au cours de la saison estivale. Qualifié de véritable « paquebot amiral de la Ville » par Philippe Nalpas, adjoint municipal aux finances, le site répond à des enjeux économiques majeurs pour la collectivité. Le montage institutionnel repose sur la Socomix, une société d’économie mixte dont la municipalité demeure l’actionnaire majoritaire, la gestion opérationnelle étant déléguée au géant hôtelier Hyatt. Les débats municipaux du printemps dernier ayant mis en lumière le poids financier de cette structure pour le contribuable local, les résultats affichés cet été apportent un signal encourageant : l’hôtel a réalisé plus de 80 % de taux d’occupation en juillet et atteint 90 % en août, accompagnés d’une hausse sensible du prix moyen par nuitée. Cette attractivité a été soutenue par de prestigieux événements d’envergure, à l’image du défilé Chanel au printemps ou du festival du film Nouvelles Vagues.
Gastronomie et rénovations : la feuille de route des chantiers prioritaires
La reconquête culinaire et la modernisation ciblée des infrastructures constituent le cœur stratégique du plan d’action de la nouvelle direction. L’absence d’étoile gastronomique et le refus de compartimenter la légendaire salle de La Rotonde ont pesé dans la décision d’Atout France, la rigidité des critères du Guide Michelin exigeant des configurations spécifiques. Malgré cela, le restaurant affiche complet avec un ticket moyen équivalent aux grandes tables doublement étoilées. Pour structurer l’offre culinaire aux côtés du chef Christophe Scheller, Robin Furt, 32 ans, a pris la direction de la restauration. Le pôle sucré reste quant à lui à pourvoir après le licenciement durant l’été de l’ancien chef pâtissier Aleksandre Oliver, engagé dans une procédure devant le conseil de prud’hommes. Sur le plan matériel, la rénovation des salles de bains jugées vieillissantes dans une partie des appartements est inscrite au sommet de la liste des travaux imminents.
Conserver un ancrage territorial fort au cœur de la cité basque
Soucieux de préserver le lien séculaire entre le bâtiment impérial et sa population, la direction réaffirme sa volonté de maintenir l’hôtel accessible aux Biarrots. Hormis les rares cas de privations intégrales, l’établissement entend rester un lieu de vie privilégié pour les habitants de la commune et de ses environs. Des conditions tarifaires préférentielles leur sont ainsi réservées durant le mois de novembre, tandis que les jardins accueilliront un chalet festif pour la période des fêtes de fin d’année. Ce maintien des traditions locales s’accompagne d’une courte fermeture technique programmée du 30 novembre au 16 décembre, destinée à réaliser la maintenance indispensable des chaudières, les travaux de rafraîchissement des peintures et l’entretien général de cet ensemble immobilier monumental.