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- La ministre grecque du Tourisme, Olga Kefalogianni, a présenté au World Travel Market de Londres une stratégie axée sur un accueil ouvert toute l’année.
- Athènes mise sur l’œnotourisme, l’agritourisme et les retraites de bien-être pour dynamiser l’économie des régions intérieures.
- Les massifs du mont Olympe et du mont Smolikas, ainsi que les métropoles d’Athènes et Thessalonique, constituent les piliers de cette diversification.
Une ambition de rupture face au dogme du tourisme de masse estival

Pendant des décennies, le modèle touristique hellénique est demeuré quasi exclusivement adossé à la saisonnalité de ses littoraux et à l’attractivité de ses archipels ensoleillés. Fort d’une reprise record du secteur en 2026, le gouvernement grec entend désormais engager une réorientation structurelle de sa politique d’accueil. Présente à Londres à l’occasion du rassemblement international du World Travel Market, la ministre du Tourisme, Olga Kefalogianni, a formalisé cette volonté d’étendre la fréquentation du pays sur l’ensemble des douze mois de l’année. Face à la concentration excessive des flux sur les littoraux pendant l’été, Athènes choisit stratégiquement de réorienter son modèle vers une activité pérenne et équilibrée. Il s’agit d’offrir aux visiteurs une véritable immersion dans l’identité grecque tout en préservant le cadre de vie des populations locales.
La montagne hellénique, nouveau sanctuaire d’authenticité et de traditions
Loin des images d’Épinal associant la Grèce aux seules eaux cristallines de la mer Égée, le territoire continental recèle un patrimoine orographique d’une remarquable richesse. L’exécutif entend remettre au premier plan la diversité de ses relief et la vitalité de ses ruraux. Le gouvernement grec entend réhabiliter la haute altitude, à l’image du mythique mont Olympe ou du mont Smolikas, comme des destinations d’excellence. Le mont Smolikas, deuxième plus haut sommet du pays, ainsi que les nombreuses chaînes montagneuses intérieures, offrent des perspectives d’escapades axées sur la nature et l’hospitalité traditionnelle. Dans ces contrées préservées de la surfréquentation, l’accueil par les habitants demeure ancré dans des traditions ancestrales d’altruisme et de partage, à l’écart des circuits standardisés du tourisme mondialisé.
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La valorisation du terroir : œnotourisme et agritourisme à l’horizon 2027
La feuille de route gouvernementale place le patrimoine gastronomique et viticole au cœur de son dispositif d’attractivité pour les saisons intermédiaires. La Grèce abrite des centaines de domaines viticoles répartis sur l’ensemble de son territoire, témoignages d’un savoir-faire séculaire que les autorités souhaitent pleinement intégrer à l’offre touristique. Pour l’exécutif grec, l’enjeu majeur de l’année 2027 réside dans l’essor de l’œnotourisme et de l’agritourisme, leviers fondamentaux d’enracinement économique. Afin d’accompagner cette mutation, l’Office national du tourisme a déployé le portail dédié winetourismgreece.com pour guider les amateurs à travers les routes des vins locales. Parallèlement, la plateforme nationale VisitGreece.gr a été modernisée grâce à l’intégration d’outils d’intelligence artificielle permettant d’élaborer des itinéraires sur mesure. L’offre se complète par le développement des établissements de soin, de spas et d’infrastructures axées sur le bien-être rural.
Athènes et Thessalonique, des vitrines culturelles vivantes en toutes saisons
Pour concrétiser cette ambition de tourisme permanent, la Grèce s’appuie également sur son réseau urbain et son patrimoine académique et culturel. La capitale, Athènes, s’impose comme la destination idéale pour des séjours hors saison, combinant la majesté de ses vestiges antiques et la vitalité de sa vie contemporaine. Outre son patrimoine historique incontournable, la capitale grecque s’affirme comme une métropole dynamique et cosmopolite capable de séduire les jeunes générations. La cité propose une programmation continue d’événements artistiques, sportifs et musicaux qui maintiennent son effervescence bien après le départ des estivants. Plus au nord, Thessalonique, deuxième ville du pays, constitue l’autre ancrage urbain majeur recommandé par le ministère pour découvrir une Grèce authentique, vivante et accessible au long de l’année.
Une réorientation stratégique au service des économies et communautés locales
Au-delà de la simple diversification des activités, cette politique traduit une vision souveraine et responsable du développement territorial. Pour la ministre Olga Kefalogianni, la réussite d’une politique touristique nationale ne saurait se résumer à l’alignement de chiffres d’affaires globaux ou à la quête ininterrompue de volumes de voyageurs. La réussite du secteur touristique ne doit plus se mesurer au seul nombre d’arrivées, mais à la valeur réelle et durable transmise aux économies locales. En irriguant des régions traditionnellement délaissées par les flux estivaux, la Grèce entend redistribuer la manne économique au profit des artisans, des viticulteurs et des aubergistes de l’intérieur des terres, garantissant ainsi la pérennité de son modèle culturel et social.