- Le gouvernement a décidé de geler 40 millions d’euros sur les 50 initialement prévus pour le plan canicule dans les écoles.
- Cette réduction budgétaire limite l’accompagnement à seulement 2 500 établissements prioritaires, au lieu des 12 500 initialement ciblés.
- Selon Guillaume Perrin, directeur général du programme Actee, cette décision empêchera l’installation immédiate d’équipements comme des brasseurs d’air.
Une réduction budgétaire drastique pour le plan canicule

Le gouvernement a opéré un arbitrage budgétaire majeur en réduisant l’enveloppe allouée à l’adaptation des écoles face aux fortes chaleurs. Initialement doté de 50 millions d’euros lors de son annonce en juin, ce fonds d’urgence est amputé de 40 millions d’euros, désormais gelés par l’exécutif en attente d’une autre affectation. Cette décision de Matignon vise à réorienter les priorités financières publiques vers d’autres secteurs, notamment l’électrification. Cette révision à la baisse intervient après plusieurs vagues de chaleur successives qui avaient mis en évidence la vulnérabilité des infrastructures scolaires françaises.
Un impact direct sur l’équipement des salles de classe
Cette réduction budgétaire modifie profondément l’ambition du plan initial. Alors que l’accompagnement devait initialement bénéficier à un quart des écoles de l’Hexagone, soit 12 500 établissements, seuls 2 500 établissements prioritaires seront finalement concernés par cette aide financière de 10 millions d’euros. Concrètement, l’action publique se limitera désormais à des diagnostics gratuits. Les collectivités locales devront assumer seules le financement des petits travaux pourtant indispensables, comme la pose de stores ou de brasseurs d’air. L’exclusion des 10 000 autres écoles du dispositif fait craindre des difficultés majeures pour les élèves et les enseignants lors des prochaines hausses de température, de nombreuses communes n’ayant pas les capacités de mobiliser rapidement d’autres subventions comme le Fonds vert, lui aussi révisé à la baisse.