- Le ministre de la Défense No Kwang Chol a été démis de ses fonctions lors d’un remaniement militaire.
- La décision a été actée samedi durant une réunion de direction présidée par Kim Jong Un.
- L’ancien responsable est également exclu des instances dirigeantes du parti au pouvoir.
Une éviction au sommet de l’appareil militaire

Le régime de Pyongyang a officialisé ce dimanche une restructuration majeure au sein de son appareil de défense. Selon les informations transmises par les canaux officiels nord-coréens, le ministre de la Défense, No Kwang Chol, a été démis de ses fonctions avec effet immédiat. Ce changement de haut niveau a été entériné lors d’une session de la direction du parti au pouvoir qui s’est tenue samedi. La réunion, placée sous l’autorité directe de Kim Jong Un, a abouti à une éviction nette du responsable de ses prérogatives ministérielles mais également de ses responsabilités politiques au sein de l’instance dirigeante nationale. Cette réorganisation des instances supérieures de l’armée marque une étape significative dans la gestion du commandement militaire par le dirigeant nord-coréen. Les autorités n’ont pas détaillé les motifs précis de cette décision, laquelle s’inscrit dans une série de mouvements réguliers au sommet de l’appareil d’État visant à assurer la rotation des cadres.
Une volonté de contrôle sur l’état-major
Ce remaniement de l’état-major général s’inscrit dans une stratégie de renouvellement des cadres stratégiques et techniques de la Corée du Nord. L’éviction de No Kwang Chol n’est pas un fait isolé, car elle accompagne d’autres modifications structurelles profondes au sein de la hiérarchie militaire du pays. En écartant des figures installées pour les remplacer par de nouveaux profils, Kim Jong Un cherche à renforcer son contrôle direct sur les forces armées, qui demeurent le pilier central de la stabilité et de la pérennité du régime. Le remplacement du ministre de la Défense témoigne d’une volonté de maintenir une exigence de résultats constante auprès des hauts gradés. Ce mouvement intervient alors que la structure de commandement doit s’adapter aux nouveaux défis sécuritaires et aux priorités fixées par le bureau politique. Le nouvel organigramme vise à garantir une exécution rapide des directives centrales tout en prévenant toute forme de stagnation au sein des cercles de pouvoir les plus influents du pays.