- Un automobiliste a délibérément percuté un groupe de personnes devant la gare de Caen, faisant deux morts et neuf blessés.
- Le suspect, un homme de 26 ans d’origine tchétchène, a été interpellé après avoir pris la fuite.
- Le procureur de la République, Joël Garrigue, a exclu l’hypothèse terroriste ainsi que tout lien avec le narcotrafic.
- Une enquête pour assassinat a été ouverte afin d’élucider l’origine du drame, possiblement liée à un différend personnel ou communautaire.
Une trajectoire délibérée devant la gare de Caen

Dans la soirée du mercredi 26 août 2026, un drame d’une grande violence s’est produit sur le parvis de la gare de Caen. Aux alentours de 22 h 15, un automobiliste a dirigé son véhicule vers un groupe de personnes rassemblées près d’un abribus. Selon les constatations du parquet et les premières dépositions de témoins, la voiture n’a effectué aucune manœuvre d’évitement ni de freinage, modifiant sciemment sa trajectoire pour percuter les piétons. Le bilan de cette collision s’élève à deux morts, de nationalité afghane, et neuf blessés de plusieurs nationalités. Les victimes survivantes, âgées de 17 à 36 ans, souffrent pour plusieurs d’entre elles de fractures graves aux membres inférieurs.
Un suspect en situation régulière interpellé
Après les faits, le conducteur a pris la fuite en direction de la côte avant d’être localisé et arrêté par les forces de l’ordre à Ouistreham, une commune située à une vingtaine de kilomètres au nord de Caen. Le suspect est un ressortissant russe d’origine tchétchène âgé de 26 ans. Les autorités précisent que cet homme réside légalement en France et n’a jamais fait l’objet de condamnations judiciaires. Les analyses toxicologiques menées immédiatement après son arrestation ont révélé qu’il n’était pas sous l’empire de l’alcool au moment des faits. Sa garde à vue a été prolongée afin de permettre aux enquêteurs d’approfondir ses déclarations.
La piste terroriste écartée au profit d’autres hypothèses
Le procureur de la République de Caen, Joël Garrigue, a rapidement clarifié l’orientation des investigations en annonçant que l’hypothèse d’une attaque terroriste était désormais écartée. Les services compétents n’ont détecté aucun signe de radicalisation ou d’engagement idéologique chez le suspect, qui n’est pas répertorié par les services de renseignement. La justice a ouvert une enquête pour assassinat et violences volontaires avec arme. Pour l’heure, les enquêteurs se penchent sur un scénario impliquant des altercations préalables sur le parvis de la gare. Le maire de Caen, Aristide Olivier, a évoqué la possibilité d’un différend d’ordre sentimental, tandis que le parquet étudie également l’hypothèse d’une animosité entre les communautés locale tchétchène et afghane.