La Revue Actualité · France & Monde
mercredi 14 octobre 2026
Accueil France Université Bordeaux Montaigne : Fermeture de bâtiments suite à de nouvelles perturbations
France

Université Bordeaux Montaigne : Fermeture de bâtiments suite à de nouvelles perturbations

Partager
Université Bordeaux Montaigne : Fermeture de bâtiments suite à de nouvelles perturbations
Vue d'un bâtiment de l'Université Bordeaux Montaigne. © Wikimedia Commons
Partager

Ajouter La Revue à mes sources Google

L’essentiel
  • Le campus de Pessac de l’Université Bordeaux Montaigne a été fortement perturbé du 12 au 14 octobre 2026.
  • Des intrusions répétées, des déménagements de mobilier et le blocage des accès ont conduit à l’évacuation et la fermeture de plusieurs bâtiments clés.
  • Le président Alexandre Péraud a dénoncé une « frange violente » dont les actions sont comparées à des incidents récents à Nantes, Paris et Lille.
  • La quasi-totalité des cours bascule en distanciel, tandis qu’un plan de continuité pédagogique est déployé.

Un campus en proie aux troubles

L’Université Bordeaux Montaigne est confrontée, comme de nombreux établissements français, à d’importantes perturbations. Du 12 au 14 octobre 2026, le campus de Pessac a été le théâtre de scènes de désordre qui ont lourdement affecté la continuité des enseignements. Dès le 12 octobre, les cours ont été fortement perturbés à partir de 13h30, faisant suite à un rassemblement initial sur le parvis de l’université. Ces troubles ne sont pas des faits isolés et s’inscrivent dans une dynamique de blocages qui touche la « quasi-totalité des établissements français », comme le souligne la direction de l’établissement. Cette situation soulève des interrogations sur la capacité de nos institutions universitaires à garantir un environnement propice à l’étude et à la recherche.

Escalade des tensions et mesures de sécurité drastiques

La journée du 12 octobre a été marquée par une escalade des tensions. Les bâtiments Rosa Bonheur et Flora Tristan ont été le théâtre d’intrusions répétées, s’accompagnant de « déménagements de mobilier » · certains objets étant récupérés au sein même des locaux. Plus tard, la Maison des arts a été investie et ses issues bloquées, tandis que des groupes de bloqueurs délogeaient les occupants des salles de Flora Tristan. Face à l’échec des tentatives de discussion · une proposition de tenir un temps d’échange en amphithéâtre ayant été rejetée · et à l’incapacité de maintenir les cours malgré la protection des salles, la direction a dû prendre des mesures radicales. Pour des raisons de sécurité évidentes (issues condamnées, ascenseurs mis en panne), l’évacuation de Rosa Bonheur et Flora Tristan est devenue inévitable. Ces incidents soulignent la gravité de la situation, où l’intégrité physique des personnes et la sécurité des biens ne pouvaient plus être garanties.

À lire aussi Université de Nantes : le bâtiment Censive évacué après un saccage par des activistes

La position ferme de la Présidence face à la « frange violente »

Alexandre Péraud, président de l’Université Bordeaux Montaigne, a réaffirmé le soutien de l’institution aux revendications légitimes de la jeunesse, qu’elle soit lycéenne ou étudiante, concernant l’amélioration de leurs conditions d’études et de vie. Cependant, il a clairement établi une distinction fondamentale. Si le dialogue est privilégié, l’université ne peut tolérer les actions d’une « frange violente » dont les motivations seraient purement destructives, comme en témoignent des incidents récents à Nantes, Paris ou Lille. En conséquence, et malgré une volonté initiale de maintenir l’université ouverte, la présidence s’est vue contrainte d’ordonner la fermeture des bâtiments Flora Tristan, Rosa Bonheur, Maison des arts, Amphis 700 et de la galerie pour les mardi 13 et mercredi 14 octobre. Cette décision, présentée comme un impératif de protection des personnes et des biens, a été prise en réponse à une situation locale et nationale qui ne permettait pas de laisser les locaux « semi-ouverts » sans risque.

Continuité pédagogique et appel au dialogue

La fermeture des bâtiments a des implications directes et lourdes pour l’ensemble de la communauté universitaire. La bibliothèque Rigoberta Menchú a été fermée jusqu’au 14 octobre inclus, et d’autres bibliothèques comme Lettres et Sciences humaines et le CRM IUT/IJBA le 13 octobre. Pour assurer la continuité du service public d’enseignement, la direction a demandé aux enseignants, sauf contrainte pédagogique spécifique, de poursuivre leurs cours en distanciel. Un « plan de continuité pédagogique » a été élaboré, identifiant notamment les enseignements nécessitant absolument un maintien en présentiel, tels que la préparation aux concours. Cette adaptation forcée met en lumière les défis logistiques et pédagogiques imposés par ces blocages à l’ensemble de l’écosystème universitaire. La direction de l’établissement maintient par ailleurs son ouverture au dialogue, avec des discussions engagées avec les syndicats et des collectifs comme celui représentant l’« université populaire », dans l’espoir de trouver des solutions pour un campus non bloqué et propice au débat constructif.

Un enjeu national pour l’ordre universitaire

La situation à Bordeaux Montaigne n’est pas un cas isolé, mais le reflet d’un mouvement de fond qui traverse l’enseignement supérieur français. La nécessité de concilier le droit à la contestation avec l’impératif de sécurité et la mission de service public des universités est un défi majeur. La présidence de Bordeaux Montaigne insiste sur la « solidarité avec la plupart des revendications », mais pose comme préalable un cadre de dialogue non-violent et respectueux des institutions. L’enjeu est de taille : maintenir des universités « vivantes, ouvertes et opérationnelles », capables d’assurer leurs missions fondamentales, tout en garantissant un environnement serein pour tous leurs usagers. La répétition de tels événements dans différentes villes françaises interpelle sur la capacité de l’État à faire respecter l’ordre au sein de nos établissements d’enseignement supérieurs.

Source ↗

Partager
Écrit par
La rédaction

Signature collective de La Revue, quotidien d'actualité générale édité en France. Les articles d'information de la rédaction partent de sources primaires (communiqués, documents publics, données officielles), attribuées dans le texte, et sont publiés sous la responsabilité de Raphaël Simon, directeur de la publication. Ligne éditoriale, méthode, corrections et droit de réponse : larevue.app/a-propos/

La Revue est un média d'information générale qui couvre l'actualité en France et dans le monde : politique, économie, société, international, sciences et techniques, sport, culture et art de vivre. Un fil d'information tenu tout au long de la journée, et des articles qui replacent chaque fait dans son contexte, avec une exigence : dire ce qui s'est passé, et rien d'autre. Retrouvez toute l'actualité sur le web et dans notre application.

CONTACTEZ LE GROUPE LA REVUE

Pour nous contacter, vous pouvez nous envoyer un mail directement à cette adresse : larevuegroupe@gmail.com.

Copyright 2026-2027 LA REVUE. Tous droits réservés.