- Le gouvernement américain entend désormais miser sur une « asphyxie » économique de Téhéran, selon le ministre des Finances Scott Bessent.
- Déclenchée le 28 février, l’opération militaire américaine et israélienne contre l’Iran atteint son sixième mois.
- Selon une enquête Quinnipiac, 60 % des sondés s’opposent désormais au conflit à l’approche des élections de mi-mandat.
Changement de stratégie face à Téhéran

Six mois après le déclenchement de l’opération « Furie épique » menée conjointement avec Israël le 28 février, l’administration américaine fait évoluer sa posture militaire vis-à-vis de l’Iran. Le ministre des Finances, Scott Bessent, a annoncé le lundi 24 août que les États-Unis privilégieraient désormais une stratégie « d’asphyxie » économique plutôt que de nouvelles menaces d’escalade armée. Cette orientation vise à accentuer la pression financière sur le régime iranien, bien que la mise en œuvre de cet étranglement dépende en partie de la tolérance des partenaires commerciaux de Téhéran, dont la Chine. De son côté, Donald Trump maintient publiquement sa position, affirmant sur Truth Social qu’il ne s’excusera pas d’avoir engagé le pays et rejetant les critiques concernant l’impact du conflit sur le coût de la vie et le prix du carburant.
Un contexte politique sous tension avant les midterms
Ce virage stratégique intervient dans un climat de mécontentement croissant au sein de la population américaine, alors que dix-huit soldats des États-Unis ont perdu la vie depuis le début de la guerre. Selon une étude d’opinion menée par l’université Quinnipiac à la fin du mois de juillet, 60 % des personnes interrogées s’opposent désormais à l’intervention militaire en Iran, un niveau inédit depuis le début des opérations. Par ailleurs, 88 % des Américains estiment que les objectifs initiaux n’ont pas été atteints, d’après un sondage de l’université Marquette. À trois mois des élections législatives de mi-mandat prévues en novembre, le camp républicain redoute que cet enlisement ne fragilise ses positions au Congrès, notamment lors de scrutins clés comme au Texas.