- Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, s’est rendu à Moscou pour dissuader la Russie de mener des attaques, notamment hybrides ou cybernétiques, contre les pays membres de l’Otan.
- Au cours de ce déplacement, le responsable américain a également évoqué des sanctions accrues contre l’Iran si le détroit d’Ormuz restait fermé.
- Le président américain Donald Trump a minimisé l’événement, tandis que le Kremlin a qualifié d’échanges positifs ces discussions entre services secrets.
Une mise en garde directe contre des actions ciblant l’Otan

Le récent déplacement à Moscou du directeur de la CIA, John Ratcliffe, visait à prévenir les autorités russes contre d’éventuelles offensives ciblant les pays membres de l’Otan. Selon des révélations de la presse américaine, les services de renseignement redoutent que le président russe, Vladimir Poutine, ne cherche à tester la cohésion de l’alliance et la réactivité de Donald Trump par le biais d’attaques de faible envergure, de nature hybride ou informatique. Le patron du renseignement américain a ainsi tenté de décourager toute velléité d’agression russe contre les alliés occidentaux. Par ailleurs, John Ratcliffe a profité de ces échanges pour aborder les tensions liées à l’Iran, brandissant la menace de nouvelles sanctions économiques si le détroit stratégique d’Ormuz ne rouvrait pas.
Des versions divergentes entre Washington et Moscou
Cette fuite d’informations contredit la version officielle de la Maison-Blanche. Interrogé sur le sujet, Donald Trump a cherché à atténuer la portée de ce déplacement, le qualifiant de simple visite de « semi-routine » principalement axée sur la résolution du conflit en Ukraine. Le président américain a rejeté en bloc les affirmations concernant des avertissements relatifs à l’Iran ou à l’Otan. De son côté, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a confirmé la tenue de discussions directes entre services secrets, précisant que John Ratcliffe n’avait pas rencontré Vladimir Poutine. Bien qu’il ait jugé ces premiers contacts positifs, Moscou estime qu’il reste prématuré de déterminer leur impact réel sur le dégel des relations bilatérales.