- Le ministère de l’Intérieur négocie un échange de terrains avec la société Kingsbarn Realty Capital.
- Le projet concerne l’accès routier à une parcelle de 34 hectares située en lisière du parc national.
- Les défenseurs de l’environnement et le syndicat du National Park Service dénoncent une privatisation du patrimoine public.
Des négociations pour un échange de parcelles foncières

Le ministère de l’Intérieur des États-Unis a confirmé l’existence de discussions visant à céder un accès routier à un promoteur immobilier privé au sein du parc national de Yosemite, en Californie. L’administration de Donald Trump étudie actuellement la possibilité d’autoriser un promoteur immobilier à aménager une route d’accès au sein du parc national de Yosemite. Le projet est mené en collaboration avec le National Park Service pour analyser une proposition soumise par Kingsbarn Realty Capital, une entreprise basée dans le Nevada. Le dossier porte sur une parcelle de 34 hectares située en lisière du parc national. En échange de l’autorisation d’aménager une voie sur les terres fédérales, le promoteur propose de céder un autre terrain à l’État dans une zone différente. L’avocat de la société, Lanny Davis, soutient que cette initiative est conforme au droit fédéral et permettrait de réduire les émissions polluantes en facilitant l’accès à ce terrain privé actuellement non aménagé.
Une levée de boucliers des organisations environnementales et syndicales
Cette annonce a déclenché une vive opposition de la part des organisations de protection de la nature et des élus démocrates, qui y voient un précédent dangereux pour la gestion des terres publiques américaines. Les défenseurs de l’environnement et les syndicats du National Park Service s’opposent fermement à ce projet qu’ils considèrent comme une privatisation de terres publiques. Mark Rose, responsable du programme Sierra Nevada, a fustigé une décision qu’il qualifie d’attaque contre le patrimoine collectif. Le syndicat représentant les employés du parc s’est également déclaré consterné par l’éventualité de voir des terres protégées servir des intérêts immobiliers privés, jugeant la proposition contraire à leur éthique professionnelle. Le ministère de l’Intérieur a cependant assuré que toute avancée du dossier ferait l’objet de procédures de coordination et de transparence, conformément à la réglementation en vigueur. Si l’échange aboutit, il marquerait une étape significative dans la politique de l’administration visant à assouplir les restrictions sur l’aménagement des zones fédérales.