- Washington a annoncé vouloir couper l’intégralité des ressources économiques de l’Iran en préparant un « D-Day économique ».
- Les experts soulignent que l’économie iranienne est déjà habituée aux sanctions depuis 1979 et s’est adaptée avec des circuits informels.
- La Chine a déjà rejeté ces pressions et affirme qu’elle défendra ses intérêts face aux mesures américaines.
Une nouvelle offensive économique américaine

Le gouvernement des États-Unis a annoncé son intention d’interrompre l’ensemble des flux financiers et économiques vers l’Iran, évoquant la mise en place d’un véritable « D-Day économique ». Cette déclaration marque une nouvelle tentative de Washington d’accentuer la pression sur Téhéran, alors que le pays fait déjà face à des restrictions sévères. L’administration américaine cible désormais les partenaires commerciaux de l’Iran dans des secteurs stratégiques tels que les technologies, le transport maritime, l’or et l’aviation. Cette décision intervient dans un contexte politique tendu, où certains observateurs estiment que le président américain cherche à temporiser avant des échéances électorales clés pour éviter une hausse brutale des prix du pétrole.
Un impact limité par l’adaptation de Téhéran
L’efficacité de ces nouvelles sanctions est toutefois mise en doute par les spécialistes, qui rappellent que l’Iran subit des embargos quasi continus depuis l’année 1979. Au fil des décennies, le régime de Téhéran a développé de multiples stratégies de contournement, notamment à travers des sociétés-écrans, l’usage des cryptomonnaies et un commerce de proximité informel avec ses voisins comme l’Irak ou le Pakistan. De plus, la Chine a déjà annoncé qu’elle s’opposerait aux pressions de Washington pour défendre ses propres intérêts commerciaux. À l’échelle nationale, alors que la Banque centrale iranienne affirme disposer de réserves suffisantes, la population locale continue de subir de plein fouet l’inflation et la pauvreté croissante engendrées par ce bras de fer permanent.