- La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, propose de rehausser le plafond du Livret A de 22 950 euros à 30 000 euros.
- Ce relèvement pourrait générer une collecte supplémentaire estimée à 10 milliards d’euros par an.
- Les sommes épargnées serviraient à accorder des prêts à long terme pour financer l’adaptation au changement climatique, après un été 2026 historiquement chaud.
Un projet de financement face à l’urgence climatique

L’été 2026 s’impose désormais comme le plus chaud jamais enregistré en France, mettant en lumière la nécessité d’accélérer les politiques publiques d’adaptation. Les vagues de chaleur successives ont d’ores et d’déjà laissé une empreinte mesurable sur l’économie nationale, avec un impact négatif estimé à 0,1 % du produit intérieur brut (PIB), soit un coût financier proche de 3 milliards d’euros. Dans ce contexte de tensions climatiques, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, cherche à dégager de nouvelles ressources pour appliquer le plan national d’adaptation, conçu pour préparer le pays à une hausse des températures de 4 degrés d’ici la fin du siècle. Face aux conséquences économiques des canicules, les autorités étudient de nouveaux leviers pour mobiliser l’épargne nationale.
Une revalorisation du plafond pour attirer les capitaux
Pour y parvenir, le ministère envisage de modifier les règles de l’un des placements préférés des Français. L’idée consiste à porter le plafond de dépôt du Livret A de son niveau actuel de 22 950 euros à un nouveau seuil de 30 000 euros. Bien que ce projet n’ait pas encore reçu l’approbation définitive de l’exécutif, l’initiative est désormais officiellement à l’étude. Selon les prévisions du ministère de la Transition écologique, une telle revalorisation inciterait les ménages à y déposer des fonds supplémentaires substantiels. Le relèvement proposé permettrait de collecter une manne financière inédite, estimée à près de 10 milliards d’euros par an sous forme de dépôts.
De nouveaux prêts à long terme pour la transition
Ces ressources nouvelles ne resteraient pas inactives mais serviraient à alimenter des dispositifs de prêts à très long terme, gérés par les circuits financiers de l’État. Ces financements cibleraient prioritairement des travaux d’envergure nationale et locale liés à l’écologie. Parmi les priorités identifiées figurent l’isolation thermique globale des bâtiments publics ou encore le déploiement de solutions de refroidissement urbain. Les fonds récoltés seraient ainsi redistribués sous forme de prêts avantageux pour concrétiser des projets d’aménagement indispensables face à la hausse des températures.