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- L’Américain Seth Quintero prend les commandes du classement général après la quatrième étape, devançant son coéquipier Henk Lategan de 2 minutes 45.
- Après une victoire éclatante lors de la troisième journée, le Français Sébastien Loeb a reculé au seizième rang de l’étape suivante.
- L’écurie Ford s’illustre avec une victoire d’étape de Mattias Ekström, tandis que Carlos Sainz rétrograde à la troisième place du général.
- Le Qatari Nasser Al-Attiyah subit de nouveaux revers mécaniques, perdant plus d’une heure et toute chance de victoire finale.
Le désert marocain, juge de paix des ambitions industrielles

Le Rallye du Maroc 2026 confirme son statut de répétition générale indispensable avant les grandes échéances de la saison. Dans les dunes de l’Oriental, la compétition ne se résume pas à une simple course de vitesse ; elle est le théâtre d’un affrontement technologique entre les plus grands constructeurs mondiaux. La fiabilité mécanique s’impose une nouvelle fois comme le facteur déterminant de cette quatrième journée de course. Alors que les écuries Toyota, Ford et Dacia se livrent une bataille sans merci, le terrain marocain rappelle la rudesse de la discipline, où chaque défaillance technique peut anéantir des mois de préparation. Pour les observateurs de la scène automobile, cet événement est le reflet de la vitalité d’un secteur qui allie prestige national et excellence d’ingénierie.
Sébastien Loeb : un éclat français terni par les aléas
La troisième étape avait offert un moment de grâce au clan tricolore. Le nonuple champion du monde de rallye, Sébastien Loeb, au volant de sa Dacia, avait fait la démonstration de tout son talent en s’imposant avec une avance de plus de six minutes sur son rival historique Carlos Sainz. Cette performance, saluée par les spécialistes, soulignait le potentiel du projet français porté par le groupe Renault. Cependant, la réalité du rallye-raid est cruelle. Lors de la quatrième étape, le pilote alsacien a dû se contenter d’une lointaine seizième place, illustrant les difficultés persistantes rencontrées par l’équipe depuis le début de l’épreuve. Malgré ces revers, les points glanés lors de sa victoire d’étape restent essentiels pour la suite du championnat du monde W2RC. La persévérance de Loeb incarne cette résilience française face à une concurrence internationale de plus en plus affûtée.
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Le sursaut de Ford et la montée en puissance de Toyota
Si Dacia et Toyota ont dominé les premières journées, la quatrième étape a marqué le retour au premier plan de l’écurie Ford. Le Suédois Mattias Ekström a signé une victoire d’étape magistrale, prouvant que le constructeur américain dispose des ressources nécessaires pour bousculer la hiérarchie. Toutefois, c’est bien l’équipe Toyota Gazoo Racing qui réalise la meilleure opération stratégique. En terminant sixième de l’étape, le jeune espoir américain Seth Quintero s’est emparé de la tête du classement général provisoire. Avec un chrono total de 13 heures 13 minutes et 39 secondes, il devance désormais son partenaire d’écurie Henk Lategan. Cette prise de pouvoir de la part de Quintero pourrait lui permettre de s’emparer de la tête du championnat du monde à l’issue de cette manche marocaine, confirmant le renouvellement générationnel au sommet de la discipline.
Les déboires de Nasser Al-Attiyah et la régularité de Carlos Sainz
Le sort s’acharne sur l’un des grands favoris de l’épreuve. Le Qatari Nasser Al-Attiyah, dont le pilotage agressif fait habituellement merveille, a une nouvelle fois été trahi par sa mécanique. Après avoir dominé les premiers pointages intermédiaires de la troisième étape, il a concédé plus d’une heure suite à de nouveaux incidents techniques. Lors de la quatrième étape, sa cinquième place n’a pas suffi à compenser le retard accumulé. De son côté, l’expérimenté Carlos Sainz, qui occupait la tête du rallye au terme de la troisième journée avec trois minutes d’avance sur Quintero, a connu une quatrième étape plus délicate. En terminant quinzième du jour, le pilote espagnol recule au troisième rang du classement général. La gestion de la pression et la préservation de la machine seront les clés des dernières étapes pour le vétéran de l’équipe Ford.
La résistance des indépendants et les enjeux tricolores
Au-delà du duel entre les géants de l’industrie, le Rallye du Maroc met en lumière des structures plus modestes mais tout aussi méritantes. Le Français Mathieu Serradori, au volant de son Century, continue de faire bonne figure au milieu des écuries d’usine. Sixième au général après la troisième étape, il occupe désormais la huitième place, restant le meilleur représentant des équipes privées. On notera également la performance solide de Guillaume de Mévius, associé au copilote français Mathieu Baumel, qui se maintient au septième rang provisoire. Ces résultats témoignent de la profondeur du savoir-faire technique français dans une discipline où l’ingéniosité peut parfois compenser les budgets colossaux. Alors que le rallye entre dans sa phase finale, l’enjeu pour le clan français sera de confirmer ces positions d’honneur et de préparer au mieux les défis de l’année 2027.