- Le président Donald Trump a démenti avoir demandé des concessions sur la langue française lors des négociations commerciales avec le Canada.
- Il accuse le Premier ministre canadien Mark Carney d’avoir inventé un mensonge politique.
- Cette déclaration intervient avant l’annonce par Ottawa de droits de douane de rétorsion envers les États-Unis.
Trump nie toute exigence linguistique dans les pourparlers commerciaux

Le président américain Donald Trump a fermement démenti avoir exigé des concessions concernant la langue française durant les récentes négociations commerciales avec le Canada, qui se sont achevées dans la discorde. Sur son compte Truth Social, mardi matin, M. Trump a soutenu qu’il « n’empêcherait jamais les Canadiens de parler français », ajoutant n’avoir « même jamais songé à faire une chose aussi stupide ». Il a accusé le Premier ministre canadien, Mark Carney, d’avoir « inventé ce mensonge » afin de « regagner le soutien politique de la population québécoise, qu’il a totalement perdu ». Le président républicain a conclu son message en affirmant « J’aime les Canadiens français ». Cette déclaration intervient quelques heures avant que le Canada ne détaille les droits de douane de rétorsion qu’il entend imposer aux États-Unis.
Les tensions commerciales persistent entre Washington et Ottawa
Ces propos s’inscrivent dans un contexte de vives tensions commerciales. Vendredi dernier, M. Carney avait suspendu les pourparlers, reprochant à Washington d’avoir introduit de nouvelles demandes de dernière minute. Selon lui, les États-Unis faisaient pression sur le Canada pour revenir sur des règles relatives à la visibilité du contenu francophone et québécois sur les services de diffusion en ligne, ainsi que sur l’étiquetage en français exigé par les lois québécoises. Après l’échec de ces discussions, les États-Unis ont imposé, samedi, une nouvelle série de droits de douane de 50 % sur des exportations canadiennes totalisant 28 milliards de dollars. Le Canada doit riposter par des droits de douane dès le 8 septembre, dont les détails seront dévoilés ce mardi avant-midi. Lundi, M. Carney avait déclaré qu’Ottawa reviendrait à la table des négociations uniquement si Washington changeait d’attitude et cessait de traiter le Canada comme « une filiale des États-Unis ». Dans une publication distincte, M. Trump a également affirmé que les États-Unis « envisagent sérieusement » de rebaptiser le lac Ontario « lac d’Amérique ».