div style= »margin: 0 0 1.5rem 0; padding: 1.2rem 1.4rem; background: linear-gradient(135deg, #faf7f1 0%, #f5efe2 100%); border-left: 4px solid #c9a961; »>
◆ Cannes 2026 · Jour 10 · 21 mai · Mise à jour 18h00
À deux jours seulement du palmarès, la 79ᵉ édition du Festival de Cannes entre dans ses dernières projections de Compétition. Pedro Almodóvar coproduit le film des « Javis » « La bola negra », Lukas Dhont défend « Coward » en clôture du soir, et Tilda Swinton donne une master class à la Salle Buñuel. Article mis à jour à 18h après la conférence de presse et la master class.

Jeudi 21 mai, dixième jour du Festival de Cannes 2026. À deux jours du palmarès, la Compétition s’apprête à dévoiler deux des films les plus attendus de l’édition : un projet espagnol coproduit par Pedro Almodóvar et le retour de Lukas Dhont en sélection. Sur fond de mid-festival, la Croisette accueille également une master class de Tilda Swinton et un hommage en avant-première à Coluche. Voici ce qui est annoncé, selon la programmation officielle.
◆ Compétition
Les Javis et Lukas Dhont dans la dernière ligne droite
À 18 h, le Grand Théâtre Lumière accueille la projection officielle de « La bola negra », premier long-métrage signé conjointement par Javier Calvo et Javier Ambrossi — duo connu en Espagne sous le surnom « Los Javis ». Le film, coproduit par Pedro Almodóvar via El Deseo, traverse trois époques de l’histoire espagnole : 1932 (Seconde République), 1937 (Guerre civile) et 2017. Le casting réunit notamment Penélope Cruz. Il s’agit du premier passage des Javis en Compétition à Cannes, après plusieurs succès critiques sur le marché espagnol.
À 22 h, la séance de gala revient au cinéaste belge Lukas Dhont, déjà récompensé du Grand Prix à Cannes en 2022 pour « Close ». Son nouveau film, « Coward », transporte le festival en 1916 sur le front belge de la Première Guerre mondiale. Le récit suit deux soldats — Pierre, jeune recrue venant de rejoindre les troupes, et Francis, qui organise des spectacles dans les tranchées pour maintenir le moral des hommes. Une montée des marches très attendue, deux jours avant la cérémonie de clôture.
◆ Salle Buñuel
Tilda Swinton ouvre sa boîte à outils, devant 600 places
L’actrice britannique Tilda Swinton donne à 14 h 30 une master class à la Salle Buñuel. Habituée des plateaux les plus exigeants — de Derek Jarman à Luca Guadagnino en passant par Wes Anderson et Bong Joon-ho — Swinton revient sur quarante ans de carrière, ses choix de rôles, et son rapport à la transformation physique au cinéma. Cette intervention complète la série de master classes 2026, après celles déjà tenues par Park Chan-wook (président du jury) et Jonathan Glazer en début de festival.
◆ Un Certain Regard
Deux dernières projections avant le palmarès parallèle
La salle Debussy livre aujourd’hui les deux dernières projections d’Un Certain Regard : « Ulya » et « Victorian Psycho », qui clôturent une sélection 2026 saluée pour sa diversité géographique et son audace formelle. Le palmarès Un Certain Regard, remis par le jury présidé par Molly Manning Walker, sera dévoilé demain vendredi 22 mai en fin d’après-midi.
◆ Hommage
Michel Denisot signe « Mon Coluche à moi »
À 16 h 30, le festival projette « Mon Coluche à moi », documentaire coréalisé par Michel Denisot, Julie Lazare et Camille Bruère, qui rend hommage à l’humoriste disparu en 1986. Trente-neuf ans après sa mort, le film revisite la figure de Coluche à travers archives intimes, témoignages d’anciens compagnons des Enfoirés et regards de la nouvelle génération du stand-up français. La projection est précédée d’une discussion en présence des coréalisateurs.
◆ État du palmarès
À 48 h du verdict, les pronostics se resserrent
À deux jours de la cérémonie de clôture du samedi 23 mai, la grille critique de Screen International place toujours « Paper Tiger » de James Gray, « Hope » de Na Hong-jin et « Minotaure » d’Andreï Zviaguintsev parmi les favoris pour la Palme d’or. Côté prix d’interprétation féminine, Adèle Exarchopoulos reste en tête des pronostics pour son rôle dans « Garance » de Jeanne Herry. La projection de « Coward » ce soir pourrait rebattre les cartes en interprétation masculine.
Lire l’article en entier sur larevueduluxe.com