p>Le murmure de l’océan, l’élégance intemporelle des villas malouines, et l’âme d’une cité corsaire qui n’a jamais cessé de fasciner les esprits raffinés. C’est dans ce décor privilégié que « La Revue » a posé ses valises pour explorer la renaissance d’une institution : le Grand Hôtel de Courtoisville à Saint-Malo. Plus qu’un simple établissement, c’est un chapitre de l’histoire balnéaire bretonne qui se réécrit, sous l’égide du groupe familial Beautiful Life Hotels. Trois années d’une métamorphose audacieuse et respectueuse ont donné vie à un hôtel où le passé dialogue harmonieusement avec un présent résolument contemporain, promettant une expérience d’une rare distinction dès son inauguration en décembre 2025.

Histoire d’une renaissance
Né en 1906, à l’aube d’un siècle où les bains de mer devinrent l’apanage de la bourgeoisie éclairée, le Grand Hôtel de Courtoisville fut le témoin privilégié des prémices de Saint-Malo en tant que destination balnéaire. Érigé à quelques pas de l’illustre plage du Sillon, sa dénomination rendait hommage à M. Courtois, propriétaire originel du terrain qui vit naître cette adresse emblématique. D’abord hôtel du casino de Paramé, il traversa les décennies, mû par une quête constante d’excellence, montant en gamme au fil de modernisations successives qui consolidèrent sa réputation.
En 2021, une nouvelle ère s’ouvrit avec son acquisition par Beautiful Life Hotels. Ce groupe familial breton, déjà à l’origine de lieux d’exception tels que le Domaine de Locguénolé ou Le Grand Bé, nourrissait l’ambition de restaurer le lustre d’antan du Courtoisville, tout en le propulsant dans la modernité. Architectes et artisans, dépositaires d’un savoir-faire d’exception, ont œuvré de concert durant trois ans, réinventant ce lieu chargé d’histoire pour l’ancrer résolument dans son époque. Aujourd’hui, l’hôtel s’épanouit au cœur de l’un des quartiers les plus élégants de Saint-Malo, un écrin peuplé de villas séculaires longeant une digue emblématique de trois kilomètres, témoignage vivant de l’héritage balnéaire et de l’affection indéfectible que les visiteurs portent à la beauté envoûtante de la Côte d’Émeraude.

Oasis urbaine et esprit Art déco
Ce qui frappe d’emblée au Courtoisville, c’est la maestria avec laquelle le projet a su éviter l’écueil du pastiche, préférant une audacieuse continuité architecturale. Une aile jumelle a été adjointe au bâtiment Belle Époque, dans un respect si scrupuleux de l’esprit et de l’élégance originelle qu’il est impossible de distinguer l’ancien du nouveau. Les architectes, familiers des lieux pour y être déjà intervenus, ont réussi le tour de force de réinterpréter l’existant sans jamais l’effacer, lui insufflant une écriture durable et une signature contemporaine d’une rare réussite. Les murs de pierre racontent toujours la même histoire, mais avec une éloquence nouvelle, magnifiée par une lecture Art déco revisitée : des lignes douces et fluides, l’éclat du laiton, la chaleur du bois, la finesse des mosaïques.