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vendredi 25 septembre 2026
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Macron face à l’unité de l’opposition sur la crise des carburants

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Macron face à l'unité de l'opposition sur la crise des carburants
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L’essentiel
  • Le président Emmanuel Macron a tenu une interview télévisée sur France 2 et TF1, abordant notamment la hausse des prix du carburant.
  • Sa réticence à une baisse immédiate des taxes sur les carburants, jugée non « vertueuse », a suscité une levée de boucliers unanime de la part de l’opposition.
  • De la droite nationale à la gauche radicale, les partis dénoncent la « déconnexion » ou « l’impuissance » de l’exécutif face aux préoccupations des Français.

Une intervention présidentielle sous tension sociale

Macron face à l'unité de l'opposition sur la crise des carburants

Le 24 septembre 2026, dans un contexte de forte colère sociale traversant le pays et après une conférence de presse inattendue à New York, le président de la République, Emmanuel Macron, s’est adressé aux Français lors d’une interview télévisée conjointe diffusée en prime time sur France 2 et TF1. Le chef de l’État a abordé de multiples sujets sensibles, allant de la guerre en Ukraine à l’hypothèse d’une dissolution parlementaire. Cependant, le point de friction principal, cristallisant les réactions de l’ensemble de la classe politique, fut incontestablement la délicate question de l’augmentation des tarifs des carburants.

Face à cette problématique qui pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages et des entreprises, Emmanuel Macron a réaffirmé sa position. S’il n’exclut pas une éventuelle baisse des taxes en cas d’« envolée continue » des prix, il a néanmoins jugé cette mesure « pas la décision la plus vertueuse », expliquant que ces prélèvements « servent à financer les dépenses de l’État ». Le président a préféré mettre en avant l’usage des moyens diplomatiques pour infléchir les cours, une orientation qui, aux yeux de nombreux observateurs, peine à convaincre les Français directement impactés par l’envolée des prix à la pompe.

La droite nationale dénonce une déconnexion et propose des solutions concrètes

La réaction la plus vive et la plus cohérente sur ce sujet est venue de la droite nationale, qui a immédiatement pointé du doigt ce qu’elle perçoit comme une déconnexion de l’exécutif. Sébastien Chenu, député Rassemblement national du Nord, a ainsi fustigé une présidence « déconnectée » refusant de baisser les taxes sur les carburants. Selon lui, le chef de l’État « n’a jamais su se remettre en cause, il n’a jamais su remettre en cause ses politiques », laissant « les Français en panne devant leur pompe à essence ».

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Philippe Balard, député Rassemblement national de l’Oise et porte-parole du parti, a abondé dans ce sens, dénonçant une « séquence d’autosatisfaction, comme on en a l’habitude avec Emmanuel Macron ». Pour le Rassemblement national, la seule « porte de sortie » crédible face à cette crise est une baisse significative de la fiscalité, notamment en réduisant la TVA sur les carburants de 20% à 5,5%. M. Balard a insisté sur l’urgence d’une telle mesure, arguant qu’« un effet récessif terrible s’annonce à l’horizon » et que « la seule solution possible, c’est baisser la fiscalité » pour soulager les consommateurs et soutenir l’économie nationale.

Les Républicains appellent à l’action et refusent l’inaction

Du côté des Républicains, la tonalité, bien que critique, s’est voulue plus pragmatique mais non moins exigeante. François-Xavier Bellamy, vice-président du parti et député européen, a clairement exprimé son désaccord avec l’idée d’une fatalité économique et sociale. Pour lui, le chef de l’État « ne peut pas dire aux Français qu’ils sont condamnés à être spectateurs d’une catastrophe économique et sociale sans moyen d’agir ».

M. Bellamy a reconnu la réalité de la crise, mais a fermement insisté sur l’existence de « leviers pour agir », réfutant l’idée que la France serait « condamnée à l’inaction ». Il a également souligné que « la situation internationale n’est pas responsable de tout », un argument qui suggère que des décisions nationales peuvent et doivent être prises pour amortir le choc pour les Français. Cette position résonne avec une approche conservatrice qui prône la responsabilité de l’État dans la protection de ses citoyens face aux aléas économiques.

La gauche radicale dénonce des « mensonges » et l’« impuissance »

La gauche radicale s’est également distinguée par une critique virulente, bien que ses solutions proposées diffèrent de celles de la droite nationale. Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, n’a pas hésité à qualifier les propos présidentiels de « mensonges » concernant la hausse des prix des carburants. Il a avancé que « les marges des raffineurs ont été multipliées par 7,5 en France », et qu’« en les bloquant, on pourrait ramener le prix du carburant autour d’1,70 euro », une analyse partagée par une grande partie de son mouvement.

Eric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis et président de la commission des Finances, a parlé d’un chef de l’État qui « se révèle impuissant » face à cette hausse. Contrairement au Rassemblement national, M. Coquerel a contesté la solution de baisser les taxes, estimant que « si l’État a moins de recettes, c’est nous tous qui payons la note ». Sa proposition est de « plafonner les prix à la sortie des raffineries », accusant les marges des raffineurs d’être la cause quasi exclusive de l’augmentation des prix depuis juillet. Mathilde Panot, cheffe du groupe insoumis à l’Assemblée nationale, a également dénoncé un président qui « tente de nous endormir », affirmant qu’il admet que Total « s’est gavé ces derniers mois, mais hors de question pour lui de mettre à contribution la multinationale et de bloquer les prix », concluant avec virulence que « Emmanuel Macron ne sert à rien ».

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Écrit par
Camille Perrin

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