Home Restaurants On a testé le restaurant-brunch « Kozy » à Paris, notre avis complet !
Restaurants

On a testé le restaurant-brunch « Kozy » à Paris, notre avis complet !

Share
Share

h6 class= »wp-block-heading » id= »h-par-la-redaction-le-mardi-03-mars-2026″>Par La Rédaction, le mardi 03 mars 2026.

Il y a des rues qui sont des états d’esprit. La rue des Martyrs en est une. Ni tout à fait Montmartre, ni vraiment Pigalle, elle est ce corridor gourmand et vivant que Paris s’est offert comme un trait d’union entre bohème et bourgeoisie, entre marché du matin et apéro de fin d’après-midi. C’est dans cette artère-là que KOZY, l’enseigne qui a réinventé le rapport de Paris au brunch, a choisi d’installer sa sixième adresse. Nous y sommes allés. Et nous ne repartons pas de sitôt.

KOZY South Pigalle, une adresse qui a de la gueule

Poussez la porte. Laissez entrer la lumière. Elle entre d’abord en torrent pâle et généreux, filtrée par des vitres larges comme des tableaux. Puis vient l’espace. KOZY ne ressemble à rien d’autre à Paris, et c’est précisément ce qui le rend inoubliable. Le vocabulaire de la maison est constant d’une adresse à l’autre, et c’est une force : onyx sombre, bois massif réchauffant les angles, béton teinté qui absorbe la lumière sans la brusquer, terrazzo au sol qui danse sous vos semelles. Et puis ce bleu ce bleu profond, presque cobalt, couleur signature du fondateur Antoine Le Vu, qui structure chaque recoin comme un geste architectural assumé. On appelle ça du brutalisme chaleureux. Nous appelons ça du génie domestique.

L’espace rue des Martyrs joue à fond la carte de la rue qui entre chez soi. La salle dialogue avec le dehors, les passants se retournent, les regards s’attardent sur les assiettes.Il y a quelque chose de légèrement cinématographique là-dedans comme si vous viviez dans un film dont Kozy serait le décor permanent. Les tables en bois massif s’espacent avec générosité. On ne joue pas des coudes ici. On s’installe. On reste.

Antoine Le Vu, le fondateur qui a transformé le dimanche en art de vivre

L’âme de KOZY porte un nom : Antoine Le Vu. Fondateur de l’enseigne dès 2013, il est l’architecte discret d’une révolution silencieuse dans le paysage du coffee-shop parisien. Son intuition ? Que le dimanche matin ne devrait pas rester confiné à un seul jour de la semaine. En 2020, alors que le concept est encore embryonnaire, il impose le « all-week brunch » cette idée simple et radicale que l’on peut venir savourer, à n’importe quelle heure de n’importe quel jour, ce moment délicieusement indéfini entre petit-déjeuner tardif et déjeuner anticipé. Après Bosquet, Lafayette, Notre-Dame, Montmartre et Pompidou, la rue des Martyrs incarne plus que jamais son credo : étendre la douceur du dimanche matin à tous les jours de la semaine. Six adresses, exploitées en propre, toutes au service d’une vision exigeante. C’est rare. C’est cohérent. C’est KOZY.

Dans le verre : l’Iced Caramel Cortado, une déclaration

Commençons par ce qui donne le tempo. L’Iced Caramel Cortado 5,50 € est un classique de la maison qu’on ne devrait jamais se priver de commander. Sirop de vanille, espresso de caractère, lait onctueux, caramel qui tombe en filet sur la glace. Le tout servi dans un verre long, à l’équilibre parfait entre puissance de l’arabica et rondeur sucrée. Ce n’est pas un café. C’est une humeur. Celle du dimanche qu’on ne voudrait jamais finir, même un mardi matin.

La carte boissons est, à elle seule, un programme : Latte des Rois à la sauce amande, Double Shot Matcha Latte, Dirty Chai, Iced Mocha, ou simplement un flat white impeccable. Les percolateurs ne chôment pas. Et les baristas non plus ils opèrent avec la précision tranquille de gens qui aiment réellement ce qu’ils font.

L’Avocat Halloumi Benny : la pièce maîtresse

Si KOZY n’avait produit que cette assiette, il aurait déjà justifié son existence. L’Avocat Halloumi Benny, 14,90 €, est l’un de ces plats que l’on photographie avant de goûter et que l’on regrette aussitôt, parce qu’on aurait mieux fait de l’attaquer pendant qu’il était à son apogée.

Sur une brioche chaude et généreuse, dorée, moelleuse, à peine croustillante en surface repose une strate de purée d’avocat d’une douceur soyeuse, puis le halloumi grillé, dont la croûte caramélisée offre ce croquant charnu et légèrement salé qui vient tout déséquilibrer dans le bon sens. Par-dessus, l’œuf poché de plein air, jaune parfait, coulant à souhait, d’une qualité qui trahit un sourcing sérieux. La sauce hollandaise au paprika fumé arrive en dernier, nappant l’ensemble d’une vague tiède et légèrement épicée. Et le dukkah, ce mélange de noix et d’épices d’inspiration moyen-orientale, vient signer l’assiette d’un dernier coup de caractère. Les tomates confites apportent leur acidité bienvenue.

C’est généreux sans être lourd. C’est sophistiqué sans être prétentieux. C’est, pour tout dire, l’équilibre parfait de ce que devrait être un brunch parisien en 2026.

La Gaufre Bananes & Caramel : la part d’enfance

Voilà le plat que l’on commande en se disant qu’on est raisonnable et que l’on finit en raclant le fond de l’assiette avec une culpabilité délicieuse. La gaufre est d’abord bien croustie terme technique de la maison qui prend tout son sens à la première bouchée : la surface craque, dorée à point, aérée à cœur. Sur elle s’étale un caramel d’ananas d’une originalité confondante tropical, légèrement acidulé, infiniment plus intéressant que le caramel beurre salé attendu. Des gros morceaux de bananes viennent en contrepoint sucré et fondant. Le peanut butter apporte une onctuosité noisettée qui fait tout tenir ensemble. Les pépites de chocolat fondent et s’intègrent dans l’ensemble comme une ponctuation gourmande 13,00 €.

C’est régressif, certes. C’est assumé, surtout. Et dans ce contexte la rue des Martyrs qui s’anime derrière la vitre, le café dans la main gauche, le soleil de janvier qui fait semblant c’est exactement ce dont on avait besoin.

La nouveauté : les Breakfast Burritos, bienvenue en Californie

KOZY n’est pas une enseigne qui se contente de se répéter. Pour cette sixième adresse et pour démarrer 2026, la maison dévoile ses Breakfast Burritos une incursion dans la culture West Coast californienne filtrée par le regard parisien d’Antoine Le Vu. Trois déclinaisons au menu : l’Avocat Halloumi (galette de blé, avocat tranché, röstis de pommes de terre, halloumi grillé, cheddar râpé, pickles de concombre, condiment signature 15,90 €), le Sexy Breakfast Burrito (pulled pork, haricots rouges, röstis, omelette, cheddar 15,90 €), et le Bacon Breakfast Burrito (bacon fermier, omelette, haricots rouges, röstis, cheddar, pickles de concombre 15,50 €). Le format est généreux, les associations audacieuses. C’est le street food élevé au rang de cuisine de chef. On n’a pas encore tout essayé c’est une bonne raison d’y retourner très vite.

Notre vidéo sur le restaurant KOZY South Pigalle :

Share
Related Articles
Restaurants

Notre avis complet sur restaurant « Le Clarence », 2 étoiles proche des Champs-Elysées

p>L’art de vivre à la française, cette quête d’excellence et de raffinement...

Restaurants

Le chef Florent Pietravalle, à La Villa La Coste – Toutes les infos et notre avis complet

h6 class="wp-block-heading" id="h-par-la-redaction-lundi-30-mars-2026">Par La Rédaction · lundi 30 mars 2026 Un Château...

Restaurants

On a testé le restaurant « BABI » à Paris, toutes les infos et notre avis complet sur ce restaurant Bistronomique !

h6 class="wp-block-heading" id="h-par-la-redaction-le-mardi-17-mars-2026">Par Raphaël SIMON, le mardi 17 mars 2026. Il y...