- Les consultations pour Covid-19 auprès de SOS Médecins progressent de 76 % en une semaine.
- La circulation du virus reste nettement inférieure aux niveaux observés lors des automnes 2024 et 2025.
- Les virologues confirment l’installation du SARS-CoV-2 sous une forme endémique sans variant préoccupant.
- La campagne conjointe de vaccination Covid-grippe débutera le 13 octobre pour les plus vulnérables.
Un regain automnal mesuré de la circulation virale

Comme à chaque retour d’automne, les indicateurs sanitaires témoignent d’une reprise de la circulation du virus. Selon le dernier bulletin de Santé publique France, les consultations pour Covid-19 auprès du réseau SOS Médecins ont enregistré une progression de 76 % sur une semaine. Cette hausse représente 390 actes médicaux supplémentaires par rapport à la période précédente, sur la base des données collectées du 14 au 20 septembre 2026. Parallèlement, l’indicateur SUM’Eau, qui mesure la concentration des génomes viraux dans les eaux usées métropolitaines, affiche une augmentation de 59 % sur sept jours. En médecine de ville, les laboratoires font part d’un taux de positivité qui s’établit désormais aux alentours de 10 %.
Une intensité épidémique nettement inférieure aux années précédentes
Bien que la progression statistique soit réelle, l’analyse comparative invite au pragmatisme et à la retenue. Les autorités scientifiques soulignent que l’intensité de ce rebond demeure sans commune mesure avec les pics observés lors des saisons précédentes. Antonin Bal, directeur adjoint du Centre national de référence des virus respiratoires de Lyon, rappelle ainsi qu’à la même période en 2025, le taux de positivité dans les laboratoires citadins atteignait 24 %, et montait à 28 % en 2024. Les indicateurs actuels témoignent d’une circulation virale environ deux fois moins élevée que celle observée un an auparavant. Cette reprise d’activité virale n’est pas sans conséquences pratiques immédiates : sur le plan local, l’équipe de hockey sur glace de Mulhouse (Haut-Rhin), touchée par plusieurs cas, a vu sa participation au match de Coupe de France contre Épinal, prévu le samedi 26 septembre, directement fragilisée.
Vers une gestion pérenne d’une maladie devenue endémique
Pour le corps médical, l’apparition de ce regain d’infection à la fin de l’été ne constitue pas une surprise mais s’inscrit dans un schéma désormais classique. La conjonction de la rentrée scolaire et professionnelle, l’accroissement des contacts en milieu clos et l’atténuation naturelle de l’immunité acquise au fil des mois expliquent scientifiquement ce phénomène. Les experts se veulent rassurants quant à la nature de la menace : aucune mutation d’ampleur ni variant particulièrement préoccupant n’ont été détectés à ce jour. Comme le souligne Vincent Maréchal, virologue et professeur à la Sorbonne, le virus s’installe définitivement dans le paysage infectieux ordinaire. Pour la communauté scientifique, le SARS-CoV-2 s’inscrit désormais dans le cadre d’une maladie endémique avec laquelle la société doit apprendre à composer sereinement.
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Une campagne de vaccination ciblée dès le 13 octobre
Face à ce constat d’une présence virale durable mais stabilisée, la réponse des autorités de santé privilégie la protection ciblée plutôt que la contrainte générale. Dans une note adressée aux professionnels de santé le mardi 22 septembre, la Direction générale de la Santé a formalisé le calendrier de la stratégie vaccinale pour la saison à venir. La campagne conjointe de vaccination contre la grippe et le Covid-19 ciblera en priorité les populations fragiles et vulnérables à compter du 13 octobre. Ce dispositif combiné vise à prémunir les personnes le plus exposées aux complications hospitalières, tout en évitant l’engorgement des services de soins au cours de la période hivernale.