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lundi 19 octobre 2026
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Financement des entreprises : l’encours de crédit progresse à 1 437 milliards d’euros

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Financement des entreprises : l'encours de crédit progresse à 1 437 milliards d'euros
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L’essentiel
  • L’encours global des crédits accordés aux sociétés non financières atteint 1 437 milliards d’euros à la fin août 2026, en hausse de 3,8 % sur un an.
  • Les crédits d’investissement progressent de 4,5 %, soutenus par des taux d’intérêt moyens pour les PME de 3,64 % en France, contre 4,03 % dans la zone euro.
  • Malgré un accès au financement préservé pour 96 % des PME, les défaillances atteignent 70 766 entreprises sur un an, au-dessus de la moyenne pré-Covid.

Un volume de financement toujours dynamique dans un climat incertain

Financement des entreprises : l'encours de crédit progresse à 1 437 milliards d'euros
Des collaborateurs analysent des graphiques financiers sur un tableau blanc. · © https://kaboompics.com/ · Pexels

Le secteur bancaire français continue de soutenir le tissu productif national malgré un environnement économique mondial soumis à de fortes volatilités. L’encours global des crédits accordés aux sociétés non financières s’établit à 1 437 milliards d’euros à la fin du mois d’août 2026. Ce montant traduit une progression annuelle de 3,8 %, témoignant d’un engagement continu en faveur de l’activité économique. Dans le détail, les crédits d’investissement constituent le principal moteur de cette dynamique, affichant une hausse de 4,5 % sur un an pour atteindre 1 062 milliards d’euros. À l’inverse, les crédits de trésorerie enregistrent un léger repli de 0,2 %, pour se fixer à 292 milliards d’euros, signe d’une prudence accrue des gestionnaires face à la conjoncture.

Une structure de dette qui protège le modèle français

Face aux resserrements monétaires décidés à l’échelle européenne, le modèle de financement des entreprises françaises fait preuve d’une réelle résilience. Majoritairement souscrits à taux fixes et sur des durées longues, les emprunts contractés par les sociétés nationales subissent moins de plein fouet l’impact de la remontée des taux d’intérêt. Les PME françaises bénéficient de conditions d’emprunt plus favorables que leurs concurrentes de la zone euro, avec un taux moyen de 3,64 %. À la même période, la moyenne s’élève à 4,03 % au sein de l’union monétaire. Ce différentiel préserve en partie la compétitivité du tissu entrepreneurial national et illustre la solidité du réseau bancaire national face aux turbulences extérieures.

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Un accès au crédit fluide pour la grande majorité des PME

Sur le terrain, la concrétisation des projets d’entreprise demeure largement accompagnée par les établissements financiers. Au deuxième trimestre 2026, 96 % des petites et moyennes entreprises ont obtenu les crédits d’investissement demandés. Qu’il s’agisse de l’intégralité du montant sollicité ou d’une part substantielle, cette proportion atteste d’une sélectivité maîtrisée de la part des prêteurs. Les crédits de trésorerie connaissent un niveau d’accord légèrement plus mesuré, avec 83 % de demandes satisfaites. En parallèle, la dynamique d’implantation de nouvelles activités ne faiblit pas : les créations d’entreprises atteignent 1,21 million sur douze mois glissants au premier trimestre 2026, traduisant la volonté continue des Français d’entreprendre.

Le signal d’alarme d’un niveau record de défaillances

Si la distribution de crédits reste solide, la situation opérationnelle des entreprises existantes révèle des tensions de plus en plus vives. Les défaillances d’entreprises ont atteint le niveau préoccupant de 70 766 unités sur douze mois à la fin août 2026. Ce bilan dépasse très nettement la moyenne de 59 342 défaillances annuelles constatée sur la période 2010-2019, avant la crise sanitaire. Cet accroissement marqué des faillites souligne l’épuisement des réserves financières chez les acteurs les plus fragiles, pris en étau entre la hausse des coûts globaux, l’alourdissement des charges d’endettement et les contraintes réglementaires. La capacité de résistance du tissu économique français montre ainsi ses limites face aux difficultés structurelles cumulées.

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