- Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé un moratoire de trois mois sur les cotisations sociales et la taxe foncière.
- Une enveloppe de 2 millions d’euros est allouée à la promotion touristique pour rassurer la clientèle internationale.
- Le secteur du tourisme représente 7 % du PIB de la Gironde et génère des dizaines de milliers d’emplois.
- Les acteurs économiques réclament un accompagnement de l’État étalé sur trois à cinq ans pour amortir les pertes.
Des mesures d’urgence pour soutenir le tissu économique
À la suite du mégafeu qui a ravagé 42 000 hectares de végétation, de logements et de commerces en Gironde, le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est rendu sur place le lundi 17 août 2026. Face à la gravité des dégâts matériels et économiques, le chef du gouvernement a promis des moyens exceptionnels pour financer la reconstruction du département, incluant un montant global de 100 millions d’euros. Le gouvernement a annoncé un moratoire de trois mois sur les charges fiscales et sociales pour alléger la trésorerie des structures touchées. Ce dispositif s’adresse en priorité aux entreprises ayant fait l’objet d’une évacuation lors des incendies.
Rassurer la clientèle internationale pour sauver la saison
Le tourisme constitue un pilier majeur de l’économie girondine, comptant pour 7 % du produit intérieur brut local et employant des dizaines de milliers de salariés. Pour limiter l’impact des annulations, un budget de 2 millions d’euros sera consacré à des actions de promotion ciblées. Selon Nicolas Jabodon, directeur de l’office de tourisme Médoc-Atlantique, la priorité consiste à diffuser des messages rassurants auprès des visiteurs étrangers, notamment allemands, britanniques, néerlandais et belges. Une enveloppe de deux millions d’euros vise à diffuser des messages rassurants auprès des touristes étrangers. En parallèle, les collectivités locales ont déboursé 300 000 euros en urgence pour lancer une campagne intitulée « Les vacances continuent ».
Inquiétudes des professionnels face aux charges fixes
Malgré ces annonces, la satisfaction n’est pas unanime au sein de la profession. Lionel Pujade, président du syndicat d’hôtellerie de plein air de la Gironde et propriétaire de camping, déplore l’insuffisance des aides face à des fréquentations très inférieures aux moyennes d’un mois d’août classique. Malgré l’effondrement du taux d’occupation, les charges fixes demeurent inchangées pour les gestionnaires d’hébergements. L’exploitant souligne la difficulté de recourir au chômage partiel pour certains postes indispensables, comme les maîtres-nageurs, dont la présence constante reste obligatoire pour maintenir les équipements ouverts.
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Un besoin d’accompagnement à long terme
Au-delà de la gestion de crise immédiate, les acteurs institutionnels insistent sur la nécessité de planifier un soutien pérenne pour consolider la reprise. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie CCI Bordeaux-Gironde, Patrick Seguin, rappelle que le rétablissement complet des activités touchées s’inscrira dans la durée. Les représentants économiques locaux préconisent un soutien financier prolongé sur trois à cinq ans pour garantir la survie des entreprises. Selon la CCI, ce délai pluriannuel sera indispensable pour permettre aux structures sinistrées de reconstituer leurs fonds propres et de retrouver leur équilibre financier.