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mardi 15 septembre 2026
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Le Français Kevin Lamour quitte ses fonctions de numéro trois de la FIFA

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Le Français Kevin Lamour quitte ses fonctions de numéro trois de la FIFA
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L’essentiel
  • Le directeur général des opérations de la FIFA, le Français Kevin Lamour, a officiellement quitté son poste le 17 août 2026.
  • Ce départ fait suite aux critiques publiques formulées par le dirigeant contre un projet d’ouverture de l’instance à des investisseurs privés, porté par le président Gianni Infantino.
  • D’autres cadres de l’organisation, à l’image d’Arsène Wenger et du secrétaire général Mattias Grafström, s’étaient également distancés de cette initiative désormais abandonnée.

Limogeage ou démission : le numéro trois de la FIFA s’en va

La Fédération internationale de football association (FIFA) traverse une nouvelle zone de turbulences politiques. L’instance mondiale du football a officialisé le départ de son directeur général des opérations, le Français Kevin Lamour. Par la voix d’un porte-parole officiel, l’organisation a précisé que cette collaboration avait pris fin le 17 août 2026, mettant un terme à un mandat de près de deux ans entamé en novembre 2024. L’instance s’est contentée de remercier brièvement l’ancien dirigeant de l’UEFA pour son travail, tout en refusant d’apporter le moindre commentaire supplémentaire sur les circonstances exactes de cette rupture de contrat.

Une fronde ouverte contre la privatisation de l’instance

Ce départ soudain intervient dans un climat de vives tensions au sein de l’état-major du football mondial. Kevin Lamour s’était en effet positionné comme l’un des opposants les plus virulents à une réforme stratégique majeure voulue par le président de la FIFA, Gianni Infantino. Ce projet prévoyait l’ouverture de l’institution à des investisseurs privés, une orientation financièrement audacieuse mais fortement contestée en interne. Le dirigeant français avait publiquement dénoncé une initiative personnelle et un management autoritaire, affirmant dans un communiqué diffusé fin juillet que les salariés de la FIFA méritaient un traitement respectueux, exempt de toute intimidation. Il s’était alors dit prêt à assumer la perte de son emploi en cohérence avec ses convictions.

Un climat de gouvernance contesté à l’approche du Congrès

Bien que le projet de privatisation ait finalement été abandonné par la direction, la fracture interne demeure ouverte au sein de l’organisation. Kevin Lamour n’était d’ailleurs pas le seul cadre de haut rang à exprimer ses réserves vis-à-vis de la politique menée par le président de la fédération. D’autres figures majeures de l’instance, à l’instar d’Arsène Wenger ou du secrétaire général Mattias Grafström, considéré comme le numéro deux de la FIFA, avaient également salué le renoncement à cette réforme. Ces contestations de la part de cadres respectés fragilisent la position de Gianni Infantino, dont la gouvernance fait l’objet de débats croissants à l’approche de sa candidature pour un nouveau mandat, prévue pour le mois de mars 2027.

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Écrit par
Thomas Rivière

Journaliste sport : football, cyclisme et grands événements, du terrain aux coulisses économiques.

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