- Un pic de 712 kilomètres d’encombrements cumulés a été enregistré par Bison futé ce samedi à la mi-journée.
- La région Auvergne-Rhône-Alpes a été la plus touchée, avec un classement noir dans le sens des départs.
- Les axes A7, A9 et A10 concentrent l’essentiel des difficultés de circulation pour ce chassé-croisé estival.
- Une nette amélioration du trafic est prévue par les autorités routières dès la journée de dimanche.
Une saturation marquée sur les grands axes nationaux
Le traditionnel chassé-croisé de la mi-août a tenu ses promesses en matière de saturation routière. Ce samedi 15 août, les vacanciers ont dû s’armer de patience sur la quasi-totalité du réseau autoroutier français. Peu avant midi, Bison futé recensait déjà un cumul de 712 kilomètres de bouchons à l’échelle nationale, une statistique qui n’intègre pas la région Île-de-France en raison de défaillances techniques du gestionnaire local. Cette journée de forte affluence a été marquée par une classification rouge au niveau national et noire pour la région Auvergne-Rhône-Alpes dans le sens des départs. Bien que ce pic reste inférieur au record du 1er août, où plus de 1 000 kilomètres de retenues avaient été observés, les difficultés de circulation ont été réelles et généralisées.
La vallée du Rhône et l’arc méditerranéen sous tension
L’autoroute A7, axe névralgique reliant Lyon à Marseille, a concentré une grande partie des ralentissements dès les premières heures de la matinée. Selon les données de Vinci Autoroutes, le trajet entre le sud de Lyon et Orange demandait environ 2 h 10, contre 1 h 35 en temps normal. La situation n’était guère plus fluide sur l’A9, où rejoindre Narbonne depuis Orange nécessitait 2 h 25 de conduite, soit un supplément de 45 minutes par rapport au trajet habituel. Les perturbations se sont également accentuées à l’approche de la frontière espagnole, avec un allongement de temps de parcours d’une heure sur certains tronçons. Vers l’est, l’autoroute A61 entre Toulouse et Narbonne a vu son temps de trajet doubler, illustrant la densité exceptionnelle du trafic sur le littoral méditerranéen.
Des complications spécifiques dans le Sud-Ouest
Sur la façade atlantique, bien que les ralentissements aient été légèrement moins sévères, la vigilance restait de mise. Sur l’A10, entre Poitiers et Bordeaux, il fallait compter une trentaine de minutes supplémentaires pour effectuer la liaison dans les deux sens de circulation. La patience était tout aussi nécessaire sur l’A63 en direction de l’Espagne. Au-delà de l’afflux touristique, les conditions de circulation dans les Landes ont été compliquées par d’importants incendies de forêt. Le sinistre déclaré à Luglon, ayant dévasté plus de 1 300 hectares, a entraîné la fermeture de plusieurs axes secondaires, notamment entre Mont-de-Marsan et Sabres, forçant les automobilistes à revoir leurs itinéraires dans un secteur déjà congestionné.
À lire aussi Forte hausse des créations d’entreprises en France au mois d’août
Une décrue du trafic attendue pour la fin du week-end
Si la journée de samedi a représenté le point critique de ce long week-end de l’Assomption, les prévisions pour les jours suivants se montrent plus encourageantes. Bison futé anticipe une dissipation progressive des bouchons dès la fin d’après-midi, avec une circulation redevenant fluide sur une grande partie du territoire. Pour la journée de dimanche, les prévisions de trafic repassent au vert sur les trois quarts de l’Hexagone, persistant seulement en jaune pour le quart Sud-Est. Les autorités recommandent néanmoins de rester attentif aux bulletins d’information routière, des difficultés résiduelles pouvant subsister sur certains axes stratégiques jusqu’au lundi 17 août, fin officielle de cette période de transition estivale.