- Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour cyberharcèlement, menaces de mort et injures à caractère antisémite et sexiste.
- La victime, Gisèle Journo, est apparue récemment dans les vidéos estivales de la créatrice de contenus à succès Lena Situations.
- La controverse est née de partages sur les réseaux personnels de l’agente d’influenceurs, suscitant des réactions hostiles et un appel au boycott de l’eurodéputée LFI Rima Hassan.
- Les investigations ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance contre les personnes (BRDP).
Une mobilisation de la justice face à la haine en ligne
Le parquet de Paris a confirmé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour cyberharcèlement et menaces de mort ciblant l’agente d’influenceurs Gisèle Journo. Saisie par le Pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH), la Brigade de répression de la délinquance contre les personnes (BRDP) est chargée de mener les investigations afin d’identifier les auteurs de ces messages malveillants. La justice cherche notamment à réprimer des infractions commises en raison de l’appartenance religieuse ou ethnique de la victime, après le dépôt d’une plainte contre X détaillant des insultes sexistes et à caractère antisémite particulièrement violentes.
L’origine de la polémique sur les réseaux sociaux
La polémique a éclaté à la suite de la diffusion des célèbres vidéos d’été de la vidéaste Lena Situations, dans lesquelles Gisèle Journo est brièvement apparue lors d’un séjour sur l’île de Ré. Des internautes ont alors exhumé des publications personnelles de l’agente d’influenceurs, lui reprochant d’avoir relayé une vidéo rendant hommage au conjoint décédé d’une amie, qui était soldat israélien, ainsi que des images d’un concert du chanteur Omer Adam. Face à la virulence des réactions, l’agence de communication Gisèle Paris a fermement démenti tout soutien à la perte de vies civiles palestiniennes, tandis que certains créateurs de contenus, à l’image de l’influenceur Sundy Jules, ont choisi de flouter l’agente sur leurs propres publications.
Une controverse amplifiée par des figures publiques
La situation a pris une tournure plus politique avec l’intervention de l’eurodéputée La France insoumise (LFI) Rima Hassan, qui a appelé au boycott de l’agente de communication sur ses réseaux sociaux en lui reprochant d’avoir soutenu l’armée israélienne. Ce message a notamment reçu une mention « j’aime » de Lena Situations elle-même. Les avocats de Gisèle Journo, Mes Karen Noblinski, David Smadja et Julie Jacob, dénoncent pour leur part une vague de haine d’une violence extrême, marquée par des menaces de mort explicites et des références directes à la Shoah. La défense déplore une campagne de harcèlement coordonnée qui dépasse largement le cadre de la simple critique en ligne.