- L’État a délivré l’autorisation environnementale permettant à EDF de préparer le site de la centrale de Gravelines.
- Ce chantier préalable comprend l’aménagement du sol et le déplacement d’espèces protégées, sans engager la construction des bâtiments nucléaires.
- Le projet prévoit l’implantation de deux réacteurs EPR2 de 1 600 MW pour soutenir la décarbonation du bassin industriel dunkerquois.
- La décision finale d’investissement pour l’ensemble du programme de six réacteurs est attendue d’ici la fin de l’année 2026.
Une étape administrative décisive pour la centrale du Nord
EDF a franchi une étape importante pour le développement de ses capacités de production dans le Nord de la France. L’entreprise a obtenu l’aval du gouvernement à travers la délivrance de l’autorisation environnementale nécessaire pour lancer les travaux préparatoires à la centrale nucléaire de Gravelines. Cette infrastructure, qui abrite déjà six réacteurs de 900 MW, a été retenue pour accueillir une paire d’unités de nouvelle génération EPR2. L’arrêté gouvernemental autorise l’entreprise à engager le chantier d’aménagement du site avant toute décision finale de construction. Les premières interventions concrètes porteront sur la viabilisation des plateformes, l’implantation des installations de chantier, la relocalisation du terminal ferroviaire ainsi que le renforcement des sols.
Un cadre environnemental et technique strictement circonscrit
Le périmètre fixé par l’autorisation environnementale demeure rigoureusement encadré. Le texte ne permet pas l’édification d’ouvrages destinés à accueillir des matières radioactives ou des équipements fondamentaux pour la sûreté nucléaire. Les opérations validées concernent le terrassement et la réalisation d’une enceinte étanche sous l’emprise du futur bloc usine. Le respect des contraintes écologiques impose à l’exploitant un suivi strict de la biodiversité et des ressources en eau. Les opérations de déplacement de la faune et de la flore protégées devront notamment se dérouler pendant des périodes propices à leur préservation. Par ailleurs, EDF prévoit d’implanter un nouveau centre d’information du public afin d’accompagner la communication autour de ce projet territorial.
Un projet ancré dans le plan de relance de la filière nucléaire
Cette avancée concrétise l’orientation fixée par Emmanuel Macron en février 2022, portant sur la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires EPR2 de 1 600 MW chacun, avec une option pour huit unités complémentaires. Trois sites ont été désignés pour accueillir ces équipements : Penly en Seine-Maritime, Gravelines dans le Nord et Bugey dans l’Ain. La mise en service des deux premiers réacteurs normands à Penly demeure programmée pour l’horizon 2038. Pour le bassin industriel de Dunkerque, ce projet d’envergure répond à un enjeu économique majeur de décarbonation d’activités encore très dépendantes des énergies fossiles. La décision finale d’investissement engageant le programme global de six réacteurs doit être arrêtée d’ici la fin de l’année 2026.