- Des proches de Donald Trump évoquent l’inclusion de l’Iran et du Hezbollah dans les pourparlers pour stabiliser le Liban.
- L’émissaire Tom Barrack a critiqué l’absence de ces acteurs, y voyant une cause majeure de la stagnation des efforts diplomatiques.
- L’ancien ambassadeur Edward Gabriel affirme que l’administration américaine serait prête à un dialogue direct avec la milice chiite.
Des ouvertures diplomatiques controversées vers l’Iran et le Hezbollah
Plusieurs personnalités influentes gravitant autour de la diplomatie américaine ont récemment remis en question l’isolement de Téhéran et de son allié libanais dans les processus de paix régionaux. Tom Barrack, émissaire présidentiel, a publiquement déploré que l’absence de l’Iran et du Hezbollah aux tables de négociation explique le manque de progrès tangibles sur le dossier libanais. Dans la même dynamique, Edward Gabriel, président de l’American Task Force for Lebanon (ATFL), a rapporté après une visite à Beyrouth que Donald Trump serait disposé à engager des contacts directs avec le groupe armé si une telle démarche s’avérait utile à la conclusion d’un accord. Ces prises de position marquent une rupture avec la stratégie actuelle de l’État libanais, qui a récemment cherché à écarter l’influence iranienne au profit de discussions directes avec Israël sous l’égide des États-Unis.
Une stratégie américaine aux multiples canaux
Cette multiplication de déclarations divergentes suggère une volonté de l’administration Trump de diversifier ses leviers pour obtenir un règlement diplomatique global. Alors que des figures comme JD Vance ou Marco Rubio maintiennent une ligne traditionnelle, l’utilisation d’émissaires moins conventionnels permet d’explorer des voies alternatives sans engager officiellement la responsabilité de la Maison Blanche. Cette approche s’inscrit dans le cadre plus large de l’accord d’Islamabad, qui prévoit d’intégrer le front libanais à un cessez-le-feu généralisé. L’éventualité d’un dialogue avec des acteurs jusqu’ici considérés comme infréquentables pourrait redéfinir l’architecture des futures négociations de paix au Proche-Orient. Néanmoins, la prudence reste de mise, certains intervenants ayant dû nuancer leurs propos face aux vives réactions de la droite américaine et d’Israël · un signe que le consensus sur cette nouvelle orientation est loin d’être acquis.