- Donald Trump a affirmé, lors d’un hommage à la Maison-Blanche, avoir été évacué par des pompiers après les attentats du 11 septembre 2001.
- Des sources contredisent ce témoignage, rappelant que l’ex-président se trouvait à plusieurs kilomètres du World Trade Center ce jour-là.
- Le dirigeant républicain, âgé de 80 ans, sera le seul ancien président absent des commémorations officielles à New York.
Des déclarations contestées sur le terrain

À l’approche du vingt-cinquième anniversaire des attentats, Donald Trump a livré un récit inédit de sa journée du 11 septembre 2001. Devant une assistance composée de secouristes et de victimes, il a décrit une scène au cours de laquelle deux pompiers l’auraient physiquement évacué d’un bâtiment menaçant de s’effondrer près de Ground Zero. Le dirigeant a insisté sur la violence de l’impact, mentionnant des débris et des corps visibles sur place. Ces affirmations suggèrent une présence sur les lieux de la catastrophe que les faits contredisent directement.
Un historique de déclarations divergentes
Cette version des faits s’inscrit dans une série de prises de parole controversées. Déjà en 2016, Donald Trump soutenait avoir déployé une centaine de ses ouvriers pour participer aux opérations de déblaiement. Toutefois, des responsables des services d’urgence de l’époque, comme Richard Alles, ont souligné l’impossibilité d’une telle initiative, précisant que chaque intervention était strictement encadrée par les autorités. Par ailleurs, les effectifs réels de la Trump Organization ne comptaient alors qu’une douzaine d’employés. Les contradictions successives dans les récits du président soulèvent des interrogations sur la véracité de ses souvenirs proclamés.
Une absence remarquée aux cérémonies new-yorkaises
Sur le plan protocolaire, Donald Trump se distingue de ses prédécesseurs en faisant l’impasse sur les commémorations organisées à New York. Alors que George W. Bush, Bill Clinton, Barack Obama et Joe Biden y seront présents, le républicain a fait le choix de s’exprimer au Pentagone. Cette décision ferait suite à un désaccord sur le format des interventions, le comité d’organisation réservant la parole aux familles des victimes. Ce positionnement souligne une nouvelle fois la distance singulière maintenue par l’ancien président vis-à-vis des institutions mémorielles traditionnelles.