- Le ministère de la Justice américain a affirmé dans un document judiciaire que le Kennedy Center pourrait devoir être démoli sans mention du rôle de Donald Trump.
- L’administration soutient que l’absence de cette reconnaissance dissuade les donateurs et aggrave la vétusté du bâtiment situé à Washington.
- La justice avait ordonné en mai 2026 le retrait du nom du président républicain après un recours de l’opposition démocrate.
Une menace de démolition évoquée en justice

Dans des documents transmis aux tribunaux avant une audience programmée ce jeudi, le ministère de la Justice des États-Unis a dressé un constat alarmant sur la situation administrative et matérielle du célèbre centre culturel de Washington. Le gouvernement américain a affirmé que l’absence de reconnaissance officielle des efforts de Donald Trump risquait de conduire à la démolition pure et simple du Kennedy Center. Selon les arguments développés par les services juridiques de l’administration, le refus de mentionner le président républicain priverait l’établissement des contributions financières indispensables de ses donateurs. Sans ces apports privés, l’édifice culturel continuerait de subir des dégradations structurelles majeures et des infiltrations d’eau, jusqu’à devenir un espace insalubre devant être rasé et potentiellement remplacé par un aménagement en plein air au bord du Potomac.
Un litige judiciaire autour de la dénomination de l’édifice
Cette mise en garde s’inscrit dans un affrontement juridique continu opposant le pouvoir exécutif à l’opposition démocrate et aux membres de la famille Kennedy. En décembre précédent, le conseil d’administration du complexe artistique, composé en partie de proches du président, avait choisi de rebaptiser le lieu « Trump Kennedy Center » afin de souligner les financements accordés pour sa rénovation. Saisi par des élus démocrates contestant la légalité de cette décision, le juge Christopher Cooper avait ordonné le 29 mai le retrait de toute référence à Donald Trump sur le bâtiment et ses supports officiels. Bien que le conseil d’administration ait exécuté cette décision en juin, il a voté le 13 août une nouvelle résolution prévoyant une plaque commémorative sur la façade. La justice doit désormais déterminer si cette nouvelle formule d’hommage respecte ses injonctions antérieures tout en permettant la poursuite des travaux de restauration jugés urgents.