- Le Hamas a annoncé le transfert de la gestion de la bande de Gaza au Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG).
- Près de 90 % de la population locale a été déplacée et plus de 90 % des habitations ont été détruites depuis octobre 2023.
- Le 3 juillet 2026, des milliers de déplacés se sont rassemblés sur le littoral pour fuir les fortes chaleurs des camps de fortune.
Une transition politique sur fond de crise humanitaire persistante
Le mouvement islamiste a annoncé la cession du pouvoir dans la bande de Gaza au Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG). Cette transition politique intervient alors que la crise humanitaire atteint des proportions critiques sur le territoire. Le 3 juillet 2026, des milliers de familles palestiniennes déplacées se sont rassemblées sur le littoral de la ville de Gaza pour chercher un répit face à la chaleur et à l’humidité étouffantes de leurs abris de fortune. Cette situation illustre l’urgence humanitaire alors que près de 90 % de la population a été déplacée au moins une fois depuis le début du conflit en octobre 2023. Les conditions de vie dans les camps provisoires et les habitations gravement endommagées restent extrêmement précaires pour des dizaines de milliers de personnes privées de sécurité élémentaire.
Les défis de la reconstruction et de la souveraineté
La mise en chef du NCAG suscite des interrogations majeures sur l’avenir de la gouvernance et de la reconstruction du territoire palestinien. Des voix locales, à l’image des chercheuses Nour Joudah et Dena Qaddumi, s’opposent à une approche purement technocratique et imposée de l’extérieur, qui réduirait la reconstruction à une simple gestion de catastrophe en occultant l’autodétermination et le retour des réfugiés. Le processus de reconstruction est actuellement paralysé par les restrictions imposées par Israël, qui bloque l’entrée des matériaux de construction et des machines lourdes en dépit du cessez-le-feu d’octobre 2025. Pour les observateurs, la réhabilitation du territoire doit s’appuyer sur la résilience et l’initiative des populations autochtones plutôt que sur des plans extérieurs déconnectés des réalités historiques de Gaza.