- Le tirage au sort de la phase de ligue s’est tenu ce vendredi à Monaco, fixant le calendrier des trois représentants français.
- L’Olympique de Marseille hérite d’un parcours complexe avec des déplacements périlleux chez le Bayer Leverkusen et au Besiktas.
- L’Olympique lyonnais, reversé après son échec en barrages de C1, affrontera notamment Crystal Palace et la Real Sociedad.
- Le Stade Rennais bénéficie d’un tirage plus clément, marqué toutefois par un choc historique contre la Juventus Turin.
Un défi de taille pour l’Olympique de Marseille

Le tirage au sort de la Ligue Europa n’a pas ménagé l’Olympique de Marseille. Pour cette nouvelle formule de la compétition, le club phocéen devra négocier une série de déplacements particulièrement exigeants. Les joueurs marseillais se rendront sur la pelouse du Bayer Leverkusen, champion d’Allemagne en titre, mais aussi dans l’ambiance électrique du stade du Besiktas en Turquie et face au Celtic Glasgow en Écosse. Un voyage à Sturm Graz complète ce programme extérieur qui s’annonce ardu. Le club phocéen devra impérativement se montrer souverain au stade Vélodrome pour espérer une qualification directe. À domicile, l’OM recevra l’Olympiakos, Anderlecht, le Celta Vigo et le Levski Sofia. Cette campagne européenne débute alors que le club fait face à des contraintes structurelles importantes sur le marché des transferts. Le directeur sportif, Grégory Lorenzi, a souligné la complexité de la situation actuelle, précisant que le club ne peut enregistrer de nouvelles arrivées sans procéder au préalable à plusieurs départs de joueurs cadres.
L’Olympique lyonnais mise sur son avantage à domicile
Après une élimination frustrante lors des barrages de la Ligue des champions face à Fenerbahçe, l’Olympique lyonnais bascule en Ligue Europa avec des ambitions claires. Si le niveau de l’adversité reste élevé, les Gones bénéficient d’un calendrier équilibré, notamment avec la réception de formations prestigieuses au Groupama Stadium. Lyon accueillera ainsi le Bayer Leverkusen, l’Union Saint-Gilloise et surtout Crystal Palace, club désormais entraîné par l’ancien technicien rhodanien Pierre Sage. Pour les Gones, l’avantage de recevoir les têtes d’affiche pourrait s’avérer déterminant dans la course aux huit premières places. À l’extérieur, les hommes de Matthieu Louis-Jean devront toutefois se méfier de déplacements délicats, en particulier contre la Real Sociedad en Espagne et Hoffenheim en Allemagne. Le directeur sportif lyonnais a d’ailleurs qualifié ce groupe de particulièrement relevé, pointant l’expérience européenne confirmée de la plupart des adversaires désignés.
Un horizon plus dégagé pour le Stade Rennais
Malgré sa présence dans le deuxième chapeau lors du tirage, le Stade Rennais semble être le club français le mieux loti de cette phase de ligue. Le point d’orgue de leur calendrier sera sans conteste le déplacement à Turin pour affronter la Juventus, un duel qui ravive les souvenirs de leur confrontation européenne de 1999. Hormis ce choc de prestige, les Bretons ont évité les principales écuries anglaises, une satisfaction partagée par le président Arnaud Pouille. En évitant les formations de Premier League et les longs courriers épuisants, Rennes dispose d’un parcours favorable à la gestion de son effectif. Le club accueillera notamment l’Olympiakos, le Dinamo Zagreb et deux clubs grecs (Omonia et OFI Crète). Les déplacements au Sparta Prague, à Sturm Graz et à Nimègue complètent un tableau qui permet aux Rennais d’envisager la suite de la compétition avec un certain optimisme, tout en savourant leur retour sur la scène continentale.