- Le porte-parole militaire iranien Ebrahim Zolfaghari a déclaré que Téhéran avait besoin de l’arme atomique pour dissuader Israël.
- Cette prise de parole répond au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui affirmait qu’un Iran nucléaire signerait la fin de son pays.
- Cette déclaration officielle rompt avec la posture traditionnelle de l’Iran, qui assurait jusqu’ici ne développer que le nucléaire civil.
Une justification inédite de la dissuasion nucléaire
Le commandement militaire iranien a publiquement revendiqué la nécessité pour Téhéran de détenir des capacités nucléaires militaires. S’adressant directement au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur le réseau social X, Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du quartier général Khatam el-Anbiya, a affirmé que ces armes étaient indispensables pour contrer la politique de l’État hébreu dans la région. Cette sortie officielle répond aux déclarations du dirigeant israélien, selon lesquelles un Iran doté de l’arme atomique détruirait Israël. Le représentant militaire iranien a présenté la capacité nucléaire comme un outil de dissuasion face aux opérations israéliennes menées notamment à Gaza et au Liban. Cette déclaration constitue un tournant rhétorique majeur pour la République islamique, qui affirmait jusqu’alors restreindre son programme nucléaire à des applications strictement civiles.
Une impasse diplomatique et économique persistante
Cette annonce s’inscrit dans le cadre du conflit armé qui oppose l’Iran à la coalition israélo-américaine depuis le 28 février 2026. En parallèle à cette communication de l’armée, le gouvernement iranien a réaffirmé sa volonté de faire face aux sanctions économiques de Washington, durcies par le président américain Donald Trump après la rupture des négociations estivales. Téhéran a souligné que la diplomatie et la défense demeuraient des outils indissociables pour préserver l’intégrité de son territoire, tout en annonçant des mesures pour limiter la dépendance de son économie au dollar américain. L’officialisation d’une doctrine de dissuasion nucléaire risque de tendre davantage les relations régionales, alors que le contrôle stratégique du détroit d’Ormuz reste au cœur des affrontements.