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- Le président américain Donald Trump a déclaré réexaminer la position des États-Unis sur la souveraineté des îles Malouines.
- Cette décision vise à mettre la pression sur le Premier ministre Andy Burnham pour qu’il augmente le budget militaire britannique.
- Le Pentagone envisage d’utiliser ce levier diplomatique pour contraindre les membres de l’OTAN à consacrer 5 % de leur PIB à la défense.
Une remise en cause de la position américaine

S’exprimant depuis le Bureau ovale le lundi 31 août, le président américain Donald Trump a publiquement évoqué la possibilité de revoir le positionnement des États-Unis sur les îles Malouines. Interrogé par la presse au sujet d’un éventuel retrait du soutien américain aux revendications britanniques sur l’archipel, le chef d’État a déclaré qu’il réexaminait systématiquement chaque dossier diplomatique. Jusqu’à présent, la diplomatie américaine maintenait une position officielle de stricte neutralité sur la souveraineté de ce territoire de l’Atlantique Sud, également revendiqué par l’Argentine. Concernant le gouvernement britannique dirigé par le Premier ministre Andy Burnham, le locataire de la Maison-Blanche s’est montré évasif, estimant que les difficultés actuelles du Royaume-Uni finiraient par être résolues.
Un moyen de pression sur les dépenses militaires
Cette menace diplomatique s’inscrit dans une stratégie visant à contraindre les pays membres de l’OTAN à réhausser leurs engagements financiers. Le Pentagone étudie la question de la souveraineté des Malouines comme un levier pour obliger Londres à porter son budget de défense à 5 % du PIB. En touchant à ce dossier particulièrement sensible pour la mémoire nationale britannique, marquée par le conflit armé de 1982 contre l’Argentine, Washington accentue la pression sur son allié. Alors que les États-Unis avaient apporté un soutien militaire au Royaume-Uni lors du conflit survenu quarante-quatre ans plus tôt, la remise en question du statut de l’archipel marque une évolution notable dans la politique étrangère américaine.