- Le 25e sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai s’ouvre ce 1er septembre 2026 à Bichkek.
- Le président iranien Massoud Pezeshkian sollicite le soutien de Vladimir Poutine et de Xi Jinping face à Washington.
- Les dirigeants d’Arménie Nikol Pachinian et d’Azerbaïdjan Ilham Aliyev se sont également entretenus en marge de l’événement.
Le sommet s’ouvre sur un marathon diplomatique

Le 25e sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) s’ouvre officiellement ce mardi 1er septembre 2026 à Bichkek, la capitale du Kirghizistan, en présence de nombreux chefs d’État de la région. Cette rencontre multilatérale vise principalement à consolider un modèle de monde multipolaire pour faire contrepoids à l’influence des États-Unis. Dès la veille de l’ouverture officielle, les dirigeants ont entamé une série de discussions bilatérales hautement stratégiques. Le président russe Vladimir Poutine a ainsi rencontré son homologue chinois Xi Jinping pour relancer les négociations sur un projet de gazoduc suspendu depuis deux décennies. De son côté, le président arménien Nikol Pachinian s’est entretenu avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev, marquant un dialogue notable après des décennies de rivalité. Enfin, le président iranien Massoud Pezeshkian a entamé des discussions avec le Premier ministre indien Narendra Modi et doit s’entretenir ce mardi avec les dirigeants russe et chinois.
Une alliance renforcée contre l’influence occidentale
Pour Téhéran, ce sommet représente une occasion cruciale de sécuriser l’appui de ses partenaires stratégiques face à la pression de Washington. L’Iran cherche activement à ancrer la Russie dans un bloc anti-occidental afin de préserver sa propre influence en Asie centrale et dans le Caucase du Sud. La République islamique s’inquiète de la montée en puissance de l’Occident et de la Turquie dans son étranger proche, une zone où elle s’appuie traditionnellement sur l’hégémonie russe depuis la dislocation de l’Union soviétique. Toutefois, cet équilibre est mis à l’épreuve par l’influence économique croissante de la Chine en Asie centrale, illustrée par un volume d’échanges bilatéraux ayant franchi la barre des 100 milliards de dollars. Ce sommet à Bichkek met ainsi en lumière les ambitions croissantes des puissances asiatiques pour redéfinir la sécurité et l’économie régionales, tout en gérant leurs propres rivalités internes.