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- Confronté à un important déficit de financement, le PAM s’apprête à diviser par deux son assistance alimentaire en Cisjordanie.
- À Gaza, l’agence a déjà réduit de 40 % son aide en espèces et craint que 90 % de la population ne bascule dans l’insécurité alimentaire d’ici fin 2026.
- L’OMS alerte parallèlement sur une grave crise sanitaire liée à la contamination de l’eau, dont le taux de pollution microbiologique dépasse désormais 18 %.
Des coupes drastiques dans l’aide humanitaire

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé une réduction sévère de son assistance dans les territoires palestiniens en raison d’un manque critique de financements. En Cisjordanie, l’agence s’apprête à diviser par deux son aide alimentaire, alors que les besoins y ont plus que doublé depuis 2023. Cette décision touche une région où près de 900 000 personnes souffrent d’insécurité alimentaire et où les violences perturbent gravement les revenus. Dans la bande de Gaza, le PAM a déjà réduit de 40 % son aide financière en espèces en juillet dernier pour 375 000 bénéficiaires. Pour maintenir ses opérations auprès de deux millions de personnes durant les six prochains mois, l’organisation estime ses besoins urgents à 386 millions de dollars. Les distributions y sont également compliquées par des restrictions d’accès et des bombardements ayant endommagé des entrepôts.
Une menace d’aggravation sanitaire et alimentaire
Ces coupes budgétaires menacent de replonger la majorité des habitants de Gaza dans une précarité extrême. Actuellement, les deux tiers de la population de l’enclave vivent en situation de crise alimentaire. Sans une aide régulière, ce taux pourrait grimper à 90 % d’ici la fin de l’année. Parallèlement, l’accès à l’eau potable se dégrade rapidement. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) alerte sur une contamination microbiologique croissante de l’eau, passée de 6 % à 18 % en quelques mois, ce qui a presque doublé les cas de diarrhée aiguë. L’accumulation des déchets et le débordement des égouts font redouter une épidémie d’ampleur avec l’arrivée imminente des pluies. Les restrictions d’importation de matériel médical compliquent encore la réponse sanitaire.