- Le secrétaire à l’Armée de terre, Dan Driscoll, a remis sa démission lundi 31 août après des mois de tensions au sein du Pentagone.
- Ce départ survient cinq mois après le limogeage du chef d’état-major de l’armée de terre, le général Randy George, survenu en avril.
- Cette double vacance prive temporairement la composante terrestre des forces armées de direction civile et militaire permanente.
La démission du secrétaire à l’Armée de terre
La Maison Blanche a confirmé la démission de Dan Driscoll, secrétaire américain à l’Armée de terre, survenue le lundi 31 août. En poste depuis le retour de Donald Trump à la présidence, cet ancien militaire ayant servi en Irak et proche du vice-président JD Vance quitte ses fonctions à la suite de différends répétés. Ses relations avec le ministre de la Défense, Pete Hegseth, étaient notoirement dégradées depuis plusieurs mois, provoquant de vives tensions au sein du Pentagone. Bien que la présidence ait salué son efficacité, notamment dans les négociations liées au conflit en Ukraine, son départ était pressenti de longue date. Le sénateur d’opposition Jack Reed a directement imputé la responsabilité de ce départ aux agissements du ministre de la Défense.
Une institution privée de commandement stable
Cette démission fragilise la gouvernance de la composante terrestre des forces armées des États-Unis. En effet, le départ de Dan Driscoll laisse l’armée de terre américaine sans direction civile ni militaire permanente. Cette vacance majeure fait suite au limogeage, en avril dernier, du chef d’état-major de l’institution, le général Randy George. Pour l’heure, l’intérim du commandement militaire reste assuré par le général Christopher LaNeve, un vétéran désigné par Pete Hegseth. L’absence de titulaires confirmés à ces postes stratégiques suscite de vives inquiétudes quant à la stabilité du ministère de la Défense, déjà secoué par plusieurs restructurations successives.