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- Le Premier ministre Sébastien Lecornu prévoit d’intégrer une « règle d’or » sur le remboursement des médicaments dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027.
- Quatre décrets publiés le 22 août vont abaisser, dès le 1er janvier 2027, les taux de remboursement des traitements dont le service médical rendu est jugé faible ou modéré.
- Cette réforme vise à dégager 300 millions d’euros d’économies afin de libérer des ressources pour la prise en charge de molécules innovantes.
Une nouvelle règle de prise en charge pour les traitements

L’exécutif souhaite durcir les critères de remboursement des produits de santé par l’Assurance maladie. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé son intention d’intégrer une « règle d’or » dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027. Cette mesure vise à corréler plus étroitement le niveau de prise en charge d’un traitement avec son utilité thérapeutique réelle mesurée scientifiquement. Pour concrétiser cette orientation, le gouvernement a déjà publié quatre décrets le 22 août. À compter du 1er janvier 2027, le taux de remboursement des médicaments au service médical rendu (SMR) faible passera de 15 % à 5 %, et celui des SMR modérés de 30 % à 15 %. Ce premier volet réglementaire cible une économie globale de 300 millions d’euros.
La pertinence des prescriptions au cœur des débats
Cette réorientation suscite des interrogations parmi les professionnels du secteur, notamment les pharmaciens d’officine. Si ces derniers s’accordent sur la nécessité de baser les décisions sur des critères scientifiques, certains s’interrogent sur la stratégie consistant à dérembourser des molécules éprouvées pour financer les innovations. Les syndicats de pharmaciens préconisent plutôt d’agir sur la pertinence des prescriptions et le suivi de l’efficacité thérapeutique en vie réelle. Parmi les pistes avancées figure le renforcement des critères de prescription pour les traitements les plus coûteux, qui représentent une part majeure des dépenses de l’Assurance maladie, afin de s’assurer que l’indication médicale est pleinement justifiée.