- La Maison-Blanche a présenté les détails d’un contrat portant sur 65 milliards de barils de pétrole vénézuélien.
- Cet accord, conclu pour une durée de 100 ans, octroie aux États-Unis un contrôle économique majoritaire sur les réserves.
- Signé par Marco Rubio et Pete Hegseth, le texte formalise la gestion américaine des ressources exploitées.
Une concession pétrolière majeure pour l’administration américaine

Le 31 août, l’administration de Donald Trump a publié une fiche technique détaillant les modalités d’un accord pétrolier d’une ampleur inédite avec le Venezuela. Ce contrat, qui s’inscrit dans la continuité de l’opération Absolute Resolve menée en début d’année, porte sur l’exploitation de 65 milliards de barils de pétrole brut. Les autorités américaines, par l’intermédiaire du secrétaire d’État Marco Rubio et du secrétaire à la Guerre Pete Hegseth, ont instauré une structure de gouvernance hybride où Washington détient 35 % du capital de la société concessionnaire, ainsi que des droits d’achat prioritaires sur la production restante. Ce dispositif confère aux États-Unis une maîtrise économique directe sur une part significative des ressources pétrolières vénézuéliennes pour le prochain siècle.
La réaffirmation d’une influence régionale sous la doctrine Monroe
Sur le plan géopolitique, ce document acte une réorganisation profonde des relations entre Washington et Caracas. Le texte mentionne explicitement la réaffirmation de la doctrine Monroe, visant à consolider la domination énergétique américaine dans l’hémisphère occidental tout en écartant les influences étrangères concurrentes. En s’appuyant sur des mécanismes de contrôle juridique et administratif, cet accord marque une étape supplémentaire dans le maintien du régime en place sous l’autorité de Washington, tout en sécurisant un approvisionnement énergétique stable à bas coût. Cette mesure institutionnalise une emprise américaine durable sur le secteur stratégique vénézuélien sous couvert de reprise économique nationale.