- Washington a visé mardi des positions des Gardiens de la Révolution dans le sud de l’Iran en réponse à des attaques maritimes.
- Le président américain Donald Trump a menacé Téhéran de représailles massives en cas de riposte.
- Cette nouvelle escalade fait grimper les cours du pétrole et paralyse les échanges diplomatiques autour du détroit d’Ormuz.
De nouveaux bombardements américains dans le sud de l’Iran

Ce mardi 1er septembre 2026, à 12h00, les forces militaires des États-Unis ont initié une nouvelle série de frappes ciblées contre les Gardiens de la Révolution dans le sud de l’Iran, notamment près de Bandar Abbas et de l’île de Qeshm. Selon le commandement américain pour le Moyen-Orient, cette opération répond directement aux récentes attaques menées contre des soldats américains et des navires marchands naviguant dans le détroit d’Ormuz. Le président américain, Donald Trump, a qualifié cette offensive de « grande ampleur et puissante » et a immédiatement sommé Téhéran de ne pas répliquer sous peine de faire face à des mesures militaires dévastatrices. Le gouvernement américain a prévenu que toute riposte iranienne déclencherait des frappes d’une intensité encore supérieure. De leur côté, les Gardiens de la Révolution ont réagi en promettant de faire regretter cette agression à Washington, tandis que la télévision d’État iranienne signalait plusieurs détonations sans faire état de dégâts matériels majeurs à ce stade.
Une escalade qui déstabilise l’économie et paralyse la diplomatie
Cette deuxième intervention en quelques jours aggrave une situation déjà hautement explosive dans la région, perturbant fortement les marchés mondiaux. Dès l’annonce des frappes, les cours du brut ont enregistré une hausse marquée, alors que le détroit d’Ormuz, voie de transit cruciale pour les hydrocarbures, subit un ralentissement majeur de son trafic maritime. Ces tensions armées se répercutent également sur la finance internationale, entraînant une hausse des taux obligataires américains et bousculant les indices à Wall Street. Sur le plan géopolitique, le processus diplomatique se trouve dans l’impasse malgré l’appel du président iranien Massoud Pezeshkian à relancer le protocole d’accord signé en juin. Cette crise ouverte coïncide en outre avec une mise en garde de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui s’inquiète du manque d’accès aux installations nucléaires iraniennes et réclame des vérifications urgentes.