- La romancière, anthologiste et éditrice Marianne Leconte est décédée le 28 août 2026 à l’âge de 82 ans.
- Elle avait notamment fondé la collection emblématique « Titres/SF » aux éditions Jean-Claude Lattès en 1979, publiant 70 ouvrages.
- Actrice majeure du genre en France, elle s’était particulièrement engagée pour la visibilité des autrices de science-fiction avec l’anthologie « Femmes au futur » en 1976.
La disparition d’une figure de la littérature de l’imaginaire

Le monde de l’édition et de la science-fiction française est en deuil. La romancière, anthologiste et directrice de collection Marianne Leconte s’est éteinte le 28 août 2026 à l’âge de 82 ans. Née en 1944, elle laisse derrière elle une œuvre et une carrière entièrement dévouées à la promotion des littératures de l’imaginaire dans l’Hexagone. Plusieurs personnalités du secteur éditorial ont salué la mémoire d’une professionnelle chaleureuse et d’une actrice incontournable du milieu. Marianne Leconte a profondément marqué l’histoire éditoriale de la science-fiction en France par son engagement et sa passion pour ce genre littéraire. Dès le milieu des années 1970, elle s’était imposée comme une voix majeure en prenant la direction de la revue Horizons du fantastique, avant d’élargir son champ d’action auprès de grandes maisons d’édition.
Une pionnière de l’édition et de la promotion des autrices
En 1979, Marianne Leconte franchit une étape décisive en fondant la collection « Titres/SF » au sein des éditions Jean-Claude Lattès. Sous sa direction, qui durera jusqu’en 1983, cette collection publiera 70 ouvrages et permettra de faire découvrir au lectorat francophone des signatures majeures telles que Philip José Farmer, Michael Moorcock ou Robert E. Howard. Son action a également été déterminante pour la reconnaissance des femmes dans la science-fiction, notamment grâce à la publication en 1976 de l’ouvrage Femmes au futur, considéré comme l’une des toutes premières anthologies francophones dédiées aux autrices du genre. Elle a par ailleurs contribué à populariser les œuvres de Theodore Sturgeon et de Christopher Priest à travers la direction de plusieurs recueils de référence, tout en poursuivant sa propre carrière d’écrivaine avec la publication de quatre romans, dont Le Temps du Dragon en 2008 et Le Manuscrit de Grenade en 2011.