- La Française Indira Ampiot a été éliminée juste avant l’étape finale du Top 6 lors du concours Miss Monde au Vietnam.
- La couronne de cette 75e édition a été remportée par la candidate de la République dominicaine, Joheirry Mola Dominguez, face à 111 concurrentes.
- Critiquée sur internet pour ses hésitations en anglais durant l’oral de sélection, la jeune Guadeloupéenne de 21 ans a fermement défendu sa prestation sur ses réseaux sociaux.
- L’ancienne directrice du comité Miss France, Sylvie Tellier, a pris la défense de la candidate et a fermement dénoncé le cyberharcèlement dont elle fait l’objet.
Le dénouement de la 75e édition du concours à Nha Trang

Le samedi 5 septembre 2026, la ville balnéaire de Nha Trang, située sur la côte sud du Vietnam, accueillait la prestigieuse finale de la 75e édition du concours de Miss Monde. Cet événement planétaire réunissait pas moins de 111 candidates venues du monde entier pour décrocher la couronne internationale tant convoitée. Parmi elles, la France était représentée par Indira Ampiot, couronnée Miss France en 2023. Les espoirs de la délégation tricolore étaient particulièrement élevés pour la jeune Guadeloupéenne de 21 ans, qui s’était préparée intensivement pendant plusieurs mois à cette exigeante compétition. Malheureusement, son aventure s’est achevée juste avant l’étape cruciale du Top 6, une élimination précoce qui a rapidement suscité de vives réactions parmi les observateurs et sur les réseaux sociaux. La couronne de cette 75e édition a finalement été décernée à Joheirry Mola Dominguez, représentante de la République dominicaine, devant un parterre de 111 candidates. Cette victoire marque un tournant pour la gagnante dominicaine, tandis que la fin de parcours d’Indira Ampiot laisse un goût d’inachevé au sein du public français.
L’épreuve orale en anglais, un obstacle décisif pour la candidate
C’est lors de l’épreuve décisive de l’entretien de sélection, une étape clé pour déterminer les finalistes, que le destin d’Indira Ampiot a basculé. Opposée à sa concurrente espagnole pour décrocher une place parmi les six dernières candidates en lice, la représentante française a dû se prêter à l’exercice redouté de la question-réponse face au jury. La question posée en anglais exigeait une réflexion immédiate et structurée : « Que pourriez-vous apporter que personne d’autre ne pourrait apporter à Miss Monde et que feriez-vous pendant votre règne ? ». Tentant de mettre en avant la richesse de l’Europe et ses propres origines caribéennes, la jeune femme a rapidement été déstabilisée par la barrière de la langue. Après un court moment d’hésitation et un balbutiement, elle a courageusement tenté de se reprendre en déclarant avec franchise : « Pardon, l’anglais n’est pas ma première langue, mais j’essaie ». L’épreuve orale en anglais s’est avérée être le point de bascule de la compétition pour la jeune Guadeloupéenne de 21 ans. Ce manque de fluidité, bien que compréhensible pour une candidate dont l’anglais n’est pas la langue maternelle, a lourdement pesé dans la notation finale, provoquant son élimination immédiate.
La mise au point ferme d’Indira Ampiot sur ses réseaux sociaux
La diffusion de cette séquence a immédiatement déclenché une vague de commentaires critiques et moqueurs sur les plateformes numériques, pointant du doigt les difficultés linguistiques de la candidate française. Loin de se laisser abattre par ces attaques, Indira Ampiot a rapidement réagi dans la nuit du samedi au dimanche 6 septembre par le biais d’une story publiée sur son compte Instagram officiel. Avec assurance, elle a tenu à réaffirmer sa confiance en ses propres capacités orales et intellectuelles. Elle a notamment invité ses détracteurs à visionner l’ensemble des entretiens qu’elle a accordés tout au long du mois de préparation au Vietnam, prouvant ainsi que cet incident isolé ne résumait pas ses compétences globales. Face à la vague de réactions négatives, l’ancienne Miss France a choisi de répliquer fermement sur son compte Instagram. En s’adressant directement à ceux qui propageaient des messages malveillants, elle les a invités à se présenter eux-mêmes à un concours d’envergure internationale avant de juger les prestations d’autrui.
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Le soutien public de Sylvie Tellier face au cyberharcèlement
Dans ce contexte de cyberharcèlement naissant, plusieurs figures de l’univers de la beauté en France sont montées au créneau pour apporter leur soutien à la jeune femme. Sylvie Tellier, ancienne présidente et directrice générale de l’organisation Miss France, a pris la parole publiquement lors d’une émission diffusée sur la chaîne Paris Première. Elle a fermement dénoncé la sévérité et la violence des critiques en ligne, rappelant la pression extrême qui pèse sur les épaules des candidates lors de ces grands directs télévisés. L’ancienne responsable a insisté sur le fait qu’il est injuste d’exiger d’une jeune femme qu’elle devienne parfaitement bilingue instantanément pour répondre à des questions complexes de géopolitique ou de philosophie de vie. Invitée à s’exprimer sur la chaîne Paris Première, l’ancienne directrice générale de la société Miss France a immédiatement apporté son soutien à la candidate tricolore. Elle a exhorté les internautes à cesser le harcèlement à l’encontre d’Indira Ampiot, saluant son courage d’avoir essayé de s’exprimer dans une langue étrangère malgré le stress de l’événement.
Le débat récurrent sur la barrière linguistique dans les concours internationaux
Cet incident remet en lumière un débat récurrent sur les critères de sélection et d’évaluation au sein des concours de beauté internationaux comme Miss Monde. Alors que ces compétitions revendiquent une ouverture totale à la diversité des cultures et des nations, la maîtrise absolue de l’anglais apparaît de facto comme un outil d’influence indispensable pour franchir les dernières étapes de sélection. Pour les délégations non anglophones, cet impératif constitue un défi de taille qui nécessite des investissements croissants dans la formation linguistique des candidates. Ce revers met une nouvelle fois en lumière la complexité pour les candidates non anglophones de rivaliser à armes égales lors des épreuves de questions-réponses. Alors que la délégation française tire les enseignements de cette édition 2026, la question de l’accompagnement linguistique et de l’équité culturelle au sein de ces grands événements mondiaux reste plus que jamais d’actualité.