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- Le Venezuela et les États-Unis ont signé un accord de coopération pétrolière d’une durée de 25 ans.
- La présidente par intérim Delcy Rodriguez estime que ce partenariat apportera du progrès social à la population.
- Le président américain Donald Trump revendique le contrôle majoritaire de 65 milliards de barils de brut sans coût pour l’État.
Un partenariat pétrolier inédit de 25 ans
Le Venezuela et les États-Unis viennent de sceller un accord énergétique majeur d’une durée de 25 ans. Annoncé par la présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodriguez, ce traité stipule que l’exploitation commune des gisements pétroliers bénéficiera directement à la population locale. Delcy Rodriguez a notamment affirmé que cette alliance transformerait les ressources du pays en vecteur de « bonheur social ». Cependant, à Washington, la lecture de cet accord se révèle nettement plus pragmatique et géopolitique. Le président américain Donald Trump a affirmé que les États-Unis avaient obtenu le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils de réserves de brut prouvées. Selon le dirigeant républicain, cette opération d’envergure s’est faite sans engendrer la moindre dépense pour les contribuables américains, sécurisant ainsi une ressource clé de manière gratuite.
Une stratégie d’encerclement visant la Chine
Au-delà du simple aspect économique et de l’approvisionnement direct, cette décision s’inscrit dans une dynamique d’affirmation de la puissance américaine face à ses rivaux mondiaux. À travers ce pacte, Washington cherche à renforcer sa mainmise sur les voies de transport maritime du pétrole tout en ciblant directement les réseaux d’approvisionnement de la Chine. Le contrôle de points de passage clés, à l’image du détroit de Tablazo qui relie le lac de Maracaibo à la mer des Caraïbes, s’avère crucial pour le transit de ce brut, la zone du lac représentant 20 % des capacités vénézuéliennes. En verrouillant ces corridors maritimes stratégiques et les ressources associées, l’administration américaine entend limiter l’influence de Pékin et s’imposer comme le principal régulateur des flux d’hydrocarbures.