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lundi 7 septembre 2026
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Ursula von der Leyen se rend au Groenland pour renforcer le partenariat européen

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Ursula von der Leyen se rend au Groenland pour renforcer le partenariat européen
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L’essentiel
  • La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a débuté une visite officielle de deux jours à Nuuk pour réaffirmer le soutien européen au territoire autonome.
  • Ce déplacement intervient sept mois après des tensions diplomatiques causées par les déclarations de Donald Trump évoquant une annexion par la force du territoire de 57 000 habitants.
  • Bruxelles envisage d’annoncer une aide financière de 200 millions d’euros destinée à sécuriser l’accès aux matières premières critiques face à la concurrence américaine et chinoise.

Le déplacement d’Ursula von der Leyen à Nuuk

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est arrivée dimanche à Nuuk, la capitale du Groenland, pour une visite officielle de deux jours. Accueillie par le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, et la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, la dirigeante européenne entend consolider les liens politiques et économiques entre Bruxelles et ce territoire autonome rattaché au Danemark. Ce déplacement, marqué par des rencontres bilatérales et la signature d’une déclaration commune, vise à contrer l’influence des États-Unis dans cette région polaire hautement stratégique. À cette occasion, l’exécutif européen cherche à sceller un partenariat durable pour affirmer que l’avenir du Groenland s’insrit aux côtés de l’Europe. Cette visite coïncide par ailleurs avec le lancement de l’exercice militaire Arctic Shield, qui mobilise les forces armées de dix pays membres de l’Otan dans la région arctique.

Une convoitise américaine persistante

Ce voyage officiel intervient sept mois après une crise diplomatique majeure provoquée par les ambitions de Donald Trump à l’égard de l’île. Le président américain avait alors suscité la stupeur en Europe et au sein de l’Otan en évoquant publiquement la possibilité de recourir à la force pour s’emparer de ce territoire de 57 000 habitants. Bien qu’un groupe de travail réunissant le Danemark, le Groenland et les États-Unis ait permis de faire baisser la tension, la pression de Washington demeure constante à travers des rappels réguliers et les activités d’une compagnie pétrolière texane dans l’est de l’île. Face à ces manœuvres américaines, l’Union européenne tente de sécuriser sa position dans une zone arctique de plus en plus disputée. Le Groenland, dont l’économie repose principalement sur la pêche et les subventions danoises, cherche de son côté des partenaires fiables pour développer son potentiel industriel et diversifier ses ressources.

Un investissement de 200 millions d’euros pour les matières premières

Pour concrétiser ce rapprochement, l’Union européenne prévoit d’apporter un soutien financier substantiel au territoire autonome. Ursula von der Leyen pourrait ainsi annoncer une nouvelle enveloppe d’investissements s’élevant à 200 millions d’euros. Ces fonds seront alloués au développement des énergies propres, à l’amélioration de la connectivité locale, au tourisme durable, mais surtout à l’exploitation des matières premières critiques. Grâce à ces investissements massifs, Bruxelles espère sécuriser son approvisionnement en ressources minières stratégiques afin de réduire sa dépendance économique vis-à-vis de la Chine. En parallèle des discussions minières, la présidente de la Commission européenne doit participer à la réunion biannuelle du royaume du Danemark, élargie aux Îles Féroé représentées par leur chef de gouvernement, Beinir Johannesen, afin de coordonner la stratégie globale de l’Europe du Nord.

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Écrit par
Nadia Belkacem

Suit l'actualité internationale, avec un intérêt particulier pour le Proche-Orient, l'Europe et les questions migratoires.