- Les élections législatives suédoises s’annoncent indécises avec des coalitions de droite et de gauche au coude-à-coude.
- Le Premier ministre Ulf Kristersson envisage d’intégrer les Démocrates de Suède au gouvernement pour conserver le pouvoir.
- L’ancienne cheffe de gouvernement Magdalena Andersson mène l’opposition de gauche en axant sa campagne sur le pouvoir d’achat.
- Selon l’institut Ipsos, les deux blocs se neutralisent à 49% contre 49,3% des voix.
Un scrutin sous haute tension pour l’avenir de la Suède

Ce dimanche, les électeurs suédois sont appelés aux urnes dès 8 heures du matin pour renouveler leur Parlement lors d’élections législatives au suspense inédit. Le Premier ministre conservateur sortant, Ulf Kristersson, remet son mandat en jeu face à une opposition de gauche revigorée. Alors que sa coalition avait été donnée distancée durant plusieurs mois après sa formation en 2022, le bloc de droite a méthodiquement réduit l’écart au cours de la campagne. Face aux défis majeurs qui traversent le pays nordique, le chef du gouvernement entend consolider son alliance avec les forces de la droite nationale afin de garantir une majorité stable à l’Assemblée.
L’alliance stratégique avec la droite nationale pour faire barrage au bloc de gauche
Pour assurer le maintien de sa majorité et consolider les réformes engagées, la droite conservatrice suédoise fait le choix de l’union. En cas de succès du bloc de droite, Ulf Kristersson s’est engagé à accorder des portefeuilles ministériels aux Démocrates de Suède. Cette formation souverainiste et fermement opposée à l’immigration massive, qui soutenait jusqu’alors le gouvernement depuis les bancs parlementaires sans participation directe, pourrait ainsi franchir une étape décisive en intégrant l’exécutif. S’exprimant vendredi devant ses sympathisants, le Premier ministre a réaffirmé son ambition de « rendre à la Suède sa grandeur », adoptant une ligne patriotique décomplexée pour faire barrage à la gauche.
Sécurité publique et réformes sociétales au cœur du bilan conservateur
Le bilan du gouvernement sortant s’est principalement articulé autour de la restauration de l’ordre public et d’une lutte intransigeante contre la criminalité. Parmi les mesures emblématiques du mandat d’Ulf Kristersson figure l’abaissement de la majorité pénale à 14 ans, une réponse ferme face à la montée des violences et des réseaux criminels. Cette priorité donnée à la sécurité intérieure constitue le socle du projet des conservateurs et de leurs alliés. À l’inverse, l’opposition emmenée par l’ancienne Première ministre social-démocrate Magdalena Andersson axe ses critiques sur la prise en charge sociale, plaidant pour le renforcement de l’État-providence et la défense du pouvoir d’achat des ménages suédois.
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Des intentions de vote serrées révélées par les derniers instituts de sondage
Les dernières enquêtes d’opinion publiées à la veille du scrutin confirment l’extrême incertitude qui règne sur l’issue des urnes. Une étude réalisée par l’institut Ipsos crédite le bloc de droite de 49 % des voix contre 49,3 % pour le camp de gauche. De son côté, l’institut Novus donne une légère avance à l’alliance conduite par Magdalena Andersson avec 50,8 % des intentions de vote contre 47,8 % pour les quatre formations composant la coalition de droite. Dans un paysage politique d’une grande fluidité, le résultat final dépendra de la capacité des partis conservateurs et souverainistes à mobiliser leur électorat lors de cette journée décisive.