- Brahim Hemdani succède à Vladimir Petkovic à la tête de la sélection algérienne de football, épaulé par Anthar Yahia.
- Les Fennecs affrontent la Zambie (25 septembre) et le Burundi (29 septembre) pour les éliminatoires de la CAN.
- Des cadres historiques comme Baghdad Bounedjah sont écartés au profit d’une nouvelle génération incarnée par Amine Gouiri.
Un nouveau chapitre pour les Fennecs après l’ère Petkovic

L’équipe nationale d’Algérie s’apprête à tourner une page importante de son histoire sportive. Après un mandat d’un peu plus de deux ans sous la direction de Vladimir Petkovic, la Fédération Algérienne de Football a fait le choix de renouveler son encadrement technique. Plusieurs profils de techniciens renommés avaient été évoqués au cours des dernières semaines, mais c’est finalement l’ancien capitaine marseillais Brahim Hemdani qui a été désigné pour conduire ce nouveau cycle. Âgé de 48 ans, le technicien franco-algérien franchit un cap décisif dans sa carrière d’entraîneur après des expériences sur le banc de Courbevoie, de Marignane ainsi qu’à la tête des U20 algériens.
Pour mener à bien cette mission de refondation, Hemdani pourra compter sur l’appui d’Anthar Yahia, figure respectée du football national. L’échéance est immédiate : le rassemblement prévu du 21 septembre au 6 octobre verra les Verts disputer deux rencontres capitales dans le cadre des éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (groupe I). Les Algériens croiseront le fer avec la Zambie le 25 septembre avant de recevoir le Burundi le 29 septembre. Ce premier rendez-vous permettra de mesurer l’empreinte tactique et disciplinaire du nouveau sélectionneur, contraint de composer sans deux piliers historiques, Riyad Mahrez et Aïssa Mandi, ayant tous deux tiré leur révérence internationale au terme de la Coupe du Monde 2026.
Une réorganisation complète au poste de gardien de but
Le chantier de la défense et des cages constitue l’une des priorités majeures affichées par la nouvelle direction technique. Le poste de gardien de but, instable sous la précédente mandature, fait l’objet de réajustements très nets. Le forfait de Luca Zidane pour ce rassemblement de rentrée contraint le staff à revoir ses plans. L’absence programmée du portier de Léganès accélère la recomposition de la hiérarchie des gardiens. Dans le même temps, l’écartement d’Ossama Benbot confirme la volonté de la fédération d’instaurer des critères de sélection stricts, ne reposant pas uniquement sur le rendement sportif immédiat.
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Pour pallier ces absences et injecter une nouvelle concurrence, le staff technique étudie l’intégration de jeunes profils prometteurs. Des éléments tels qu’Abdelatif Ramdane, Melvin Mastil ou Kilian Belazzoug figurent parmi les pistes examinées pour sécuriser un secteur clé. En défense centrale et sur les côtés, la continuité sera assurée par des cadres aguerris comme Ramy Bensebaïni, Rayan Aït-Nouri, Jaouen Hadjam, Zineddine Belaïd et Samir Chergui. Néanmoins, l’état de forme de certains d’entre eux suscite une vigilance particulière, notamment Aït-Nouri dont le temps de jeu restreint en club impose au staff une gestion rigoureuse des organismes.
Un milieu de terrain repensé entre retours et exclusions
Au milieu de terrain, l’approche de Brahim Hemdani se caractérise par des arbitrages fermes visant à créer un collectif plus dynamique. Le nouveau sélectionneur marque son territoire en écartant des joueurs expérimentés comme Houssem Aouar et Ramiz Zerrouki. Cette décision forte témoigne de la volonté d’imprimer une philosophie de jeu renouvelée, fondée sur la mobilité et l’impact physique. Le forfait confirmé de Nabil Bentaleb renforce la nécessité de redistribuer les cartes dans la création et la récupération.
Ce recentrage profite à plusieurs éléments en quête de relance ou de confirmation sous le maillot national. Hicham Boudaoui et Fares Chaïbi conservent la confiance du staff, tandis que le retour d’Himad Abdelli s’inscrit comme une opportunité de stabiliser l’entrejeu. De même, la réintégration d’Ilan Kebbal témoigne d’une ouverture vers des profils techniques autrefois négligés. L’émergence potentielle de jeunes talents comme Ibrahim Maza, Adem Zorgane ou Yassine Titraoui s’inscrit pleinement dans cette stratégie d’ensemble visant à rajeunir l’ossature de l’équipe.
L’attaque : la jeunesse privilégiée face aux écarts disciplinaires
C’est dans le secteur offensif que la rupture stratégique s’avère la plus lisible. Brahim Hemdani a fait le choix délibéré de se passer des services de l’attaquant d’Al-Shamal, Baghdad Bounedjah, malgré l’efficacité statistique récente de ce dernier. La non-sélection de Bounedjah répond à une double exigence d’exemplarité comportementale et de renouvellement générationnel. Les sautes d’humeur répétées du joueur sur le terrain et ses altercations avec le corps arbitral ont pesé lourdement dans l’arbitrage du sélectionneur, soucieux de maintenir une discipline irréprochable au sein du groupe.
Cette décision libère un espace précieux pour l’épanouissement d’une nouvelle vague d’attaquants. Amine Gouiri et la jeune promesse Amin Chiakha sont appelés à occuper un rôle central dans le dispositif tactique des Verts. Ils seront épaulés par des éléments en pleine progression comme Mohamed Amoura, Mohamed Belloumi, Anis Hadj Moussa, Adil Boulbina et Nadhir Benbouali. En affirmant son autorité dès sa première liste, Hemdani fixe des règles claires : le talent individuel ne saurait prévaloir sur le respect de l’institution et l’exigence collective.