- Le Stade Rennais concède un match nul et vierge (0-0) face aux Autrichiens de Sturm Graz malgré une nette domination.
- L’entraîneur breton Franck Haise enchaîne un dix-septième match consécutif sans victoire en Coupe d’Europe.
- Le technicien ironise sur cette statistique et insiste sur le manque d’efficacité chronique de son effectif.
- Rennes prépare désormais son déplacement à Lyon avant de retrouver l’Europe le 15 octobre face à l’OFI Crète.
Une domination stérile sur la pelouse autrichienne

L’aventure européenne du Stade Rennais a connu un coup d’arrêt frustrant jeudi soir sur la pelouse de Sturm Graz, dans le cadre de la Ligue Europa. Pour les supporters bretons, cette rencontre représentait une opportunité idéale d’affirmer les ambitions du club sur la scène internationale. Pourtant, malgré une emprise technique évidente et une domination territoriale incontestable tout au long de la partie, les Rennais ont dû se contenter d’un match nul et vierge (0-0). Le manque de réalisme offensif a une nouvelle fois privé les Bretons d’un succès précieux. Les attaquants rennais ont cruellement manqué de lucidité dans le dernier geste, multipliant les tentatives infructueuses face à un bloc autrichien regroupé et solidaire. Cette impuissance offensive a failli coûter très cher en fin de match, lorsque l’adversaire s’est enhardi, profitant de la fatigue des visiteurs pour se procurer plusieurs occasions franches sur des phases de jeu arrêtées.
La malédiction européenne de Franck Haise
Au-delà du résultat comptable de ce match nul, les regards se sont rapidement tournés vers le banc de touche et la situation personnelle de l’entraîneur rennais. En ne parvenant pas à s’imposer en Autriche, Franck Haise a en effet prolongé une série noire particulièrement tenace dans les compétitions continentales. Le technicien français enchaîne désormais un dix-septième match consécutif sans la moindre victoire en Coupe d’Europe, un chiffre impressionnant pour un entraîneur de sa trempe. Cette spirale négative de dix-sept rencontres sans victoire continentale pèse sur le bilan du technicien français. Cette disette ne date pas de son arrivée en Bretagne en février dernier. Elle prend racine lors de ses précédentes expériences européennes sur le banc de l’OGC Nice. Les campagnes azuréennes sous sa direction s’étaient révélées particulièrement éprouvantes, se soldant par un bilan de onze défaites et trois matchs nuls en Ligue Europa, auxquels s’ajoutent deux revers lors des phases préliminaires de qualification pour la prestigieuse Ligue des champions.
L’ironie comme parade à la frustration
Face à la persistance de cette statistique peu flatteuse, Franck Haise a choisi d’adopter une posture singulière lors de ses interventions médiatiques d’après-match. Plutôt que de se draper dans la frustration ou de fuir les questions des journalistes, le technicien a préféré manier l’ironie avec une pointe d’autodérision. Invité à s’exprimer sur cette série en cours, il a simplement lancé un sourire aux lèvres : « Revenez la prochaine fois, on réessaye ». Face à la pression médiatique, l’entraîneur breton a choisi de répondre par l’humour et le pragmatisme. En conférence de presse, l’analyse est toutefois redevenue plus rigoureuse et technique. Haise est revenu en détail sur l’incapacité chronique de ses joueurs à concrétiser leurs temps forts. Il a notamment souligné le danger permanent de laisser un adversaire dans la partie lorsqu’on ne parvient pas à faire le break, exposant l’équipe à des fins de match chaotiques rythmées par les longs ballons et les coups de pied arrêtés.
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Les exigences du haut niveau et les échéances à venir
Cette fin de match sous haute tension a paradoxalement permis à l’entraîneur de relativiser la contre-performance globale de son équipe. En concédant de grosses opportunités dans les ultimes minutes, Rennes a frôlé la correctionnelle, ce qui tempère la déception d’avoir partagé les points. « Disons que la fin de match altère ma déception », a reconnu Franck Haise, conscient que le scénario aurait pu s’avérer bien plus dramatique si la défense n’avait pas tenu bon. Pour l’ancien coach lensois, il ne s’agit pas d’un avertissement mais d’un rappel des dures lois du football moderne, où la domination territoriale ne garantit jamais le résultat final. L’efficacité dans les deux zones reste le maître-mot pour exister durablement sur la scène européenne. Désormais, le Stade Rennais doit tourner la page et se concentrer sur les échéances nationales. Après avoir établi leur camp de base à Maribor, en Slovénie, pour préparer cette rencontre, les Bretons s’apprêtent à voyager directement vers Lyon pour y affronter l’Olympique Lyonnais lors d’un choc très attendu de la Ligue 1. La parenthèse européenne ne se rouvrira que le 15 octobre prochain avec la réception de l’OFI Crète au Roazhon Park, où Franck Haise aura une nouvelle occasion de chasser définitivement ses démons européens.