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- Un rassemblement solennel est organisé ce vendredi 30 octobre à 12h30 devant l’hôtel de ville de Grenoble.
- L’attaque du 23 octobre dernier à Trappes et La Verrière a causé la mort de Pengo Bossio Wangi, âgé de 26 ans.
- Cinq autres personnes ont été blessées lors de cette fusillade, dont une enfant de 12 ans.
- La maire Laurence Ruffin dénonce des motifs racistes et cible nommément les idées de la droite nationale.
Un rassemblement solennel sur le parvis de l’Hôtel de Ville

La municipalité de Grenoble a annoncé l’organisation d’une cérémonie de recueillement en hommage aux victimes de l’attaque meurtrière survenue dans les Yvelines. Ce rassemblement, prévu ce vendredi 30 octobre à 12h30, fait suite à un appel solennel lancé par les maires de Trappes et de La Verrière. Laurence Ruffin, maire de Grenoble, invite les habitants de la métropole à se réunir devant l’Hôtel de Ville, situé boulevard Jean Pain, du côté du parc Paul Mistral. Cette initiative se veut une manifestation de dignité et de solidarité envers les familles touchées, ainsi qu’envers l’ensemble des habitants des deux communes endeuillées par ce drame. Une minute de silence sera observée pour honorer la mémoire des victimes et marquer le soutien de la capitale des Alpes aux élus et aux citoyens des Yvelines. L’accès au site sera assuré pour les personnes à mobilité réduite afin de permettre une participation large de la population locale à cet acte de recueillement collectif.
Retour sur les faits dramatiques du 23 octobre dernier
Le drame à l’origine de cette mobilisation s’est produit le vendredi 23 octobre, lorsque les communes de Trappes et de La Verrière ont été le théâtre d’une agression d’une extrême violence. Un individu a ouvert le feu sur des passants, causant la mort de Pengo Bossio Wangi, un jeune homme de 26 ans. Outre ce décès, cinq personnes ont été blessées lors de la fusillade, parmi lesquelles figure une enfant de 12 ans, témoignant de la sauvagerie de l’attaque. Selon les informations transmises par la Ville de Grenoble, l’agresseur aurait ciblé ses victimes en raison de leur origine, qu’elle soit réelle ou supposée, ce qui confère à cet acte un caractère raciste marqué. Cette fusillade a provoqué une onde de choc nationale, relançant les débats sur la sécurité et la violence ciblée au sein des quartiers populaires de l’Île-de-France. Les autorités locales ont immédiatement qualifié ces actes de crimes haineux, motivés par des préjugés xénophobes, plongeant les communautés concernées dans une profonde détresse.
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Le positionnement politique de la municipalité grenobloise
Au-delà de l’hommage funèbre, la Ville de Grenoble utilise cette tribune pour réaffirmer un message politique clair et engagé. La municipalité exprime fermement son refus des idées racistes et xénophobes qui, selon l’exécutif de Laurence Ruffin, seraient attisées par ce qu’elle désigne comme « l’extrême-droite », y voyant le terreau de la haine et des violences contemporaines. En collaboration avec l’Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants (ANVITA), la mairie grenobloise entend promouvoir une vision de la France qu’elle qualifie de plurielle, accueillante et ancrée dans le respect de la dignité de chacun. Cet hommage devient ainsi le vecteur d’un combat idéologique mené par la gauche municipale contre les discours de la droite nationale et souverainiste. À travers ce geste, Grenoble souhaite se poser en défenseur d’une solidarité active, tout en pointant du doigt les responsabilités politiques qu’elle perçoit derrière la multiplication des tensions identitaires sur le territoire français.