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- Donald Trump a évoqué la possibilité de mener de nouvelles frappes contre l’Iran lors d’un meeting dans l’Iowa.
- Le président américain affirme pouvoir déclencher une offensive « en dix minutes » après des échanges avec Benyamin Nétanyahou.
- L’armée iranienne, par la voix de Mohammad Akraminia, avertit qu’un nouveau conflit pourrait s’avérer plus long que le précédent.
Des menaces de frappes directes formulées dans l’Iowa

Lors d’un rassemblement politique organisé dimanche 1er novembre à Dubuque, dans l’État rural de l’Iowa, le président des États-Unis Donald Trump a très nettement durci son ton face aux autorités iraniennes. À quarante-huit heures seulement des élections de mi-mandat, le chef de l’État américain a prévenu que Washington devrait « à un moment, donner un coup de massue » à l’Iran pour régler le différend. Évoquant la capacité de réaction immédiate de ses troupes, le locataire de la Maison-Blanche a affirmé devant ses partisans pouvoir déclencher des frappes « en dix minutes », prétendant n’avoir retenu son action jusque-là que par volonté de gentillesse. Selon des informations diffusées par la presse américaine, cette prise de parole s’inscrit après un échange téléphonique avec le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou au sujet d’une relance des bombardements.
Un climat sous tension après la rupture des accords de trêve
Cette menace directe s’inscrit dans un contexte de tensions exacerbées initié près de neuf mois plus tôt dans la région. Lors d’une précédente opération d’envergure menée conjointement par les forces israéliennes et américaines, une intense campagne de bombardements de près de quarante jours avait provoqué la mort de dirigeants iraniens majeurs, dont le guide suprême Ali Khamenei, tout en faisant des milliers de victimes civiles. Un cessez-le-feu conclu en avril, suivi d’un protocole d’accord signé en juin, avait provisoirement interrompu les combats avant que la trêve ne vole complètement en éclats durant l’été. Téhéran avait alors riposté en ciblant les partenaires régionaux des États-Unis, de la zone du Golfe jusqu’à la Jordanie. Si une accalmie était constatée depuis début septembre, l’hypothèse d’une offensive militaire brève mais intense reste sur la table.
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Une riposte verbale ferme de l’appareil militaire iranien
Face aux avertissements répétés du dirigeant américain, les autorités militaires de la République islamique ont rapidement opposé une fin de non-recevoir. Le porte-parole de l’armée iranienne, Mohammad Akraminia, a prévenu que Donald Trump ne serait pas en mesure de dicter les conditions de la trêve ni de fixer le calendrier des hostilités. L’état-major iranien a par ailleurs averti qu’un nouveau conflit armé s’avérerait potentiellement plus long et plus difficile à maîtriser que la phase précédente. Cette escalade verbale intervient alors que les élections de mi-mandat prévues mardi attirent tous les regards, replaçant l’indépendance stratégique, la souveraineté des nations et la gestion des crises internationales au centre des prérogatives de la diplomatie américaine.